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[5 ans pour…] Une activité diplomatique intense de l’Assemblée nationale

Depuis la Révolution française, les assemblées parlementaires ont des activités internationales, qui couvrent un large éventail de missions, depuis l’information jusqu’à la coopération. Sous cette XIVe législature, l’activité diplomatique de notre institution a été intense, avec plus de 450 délégations étrangères accueillies en visite d’étude, originaires de plus de 80 pays dans le monde, et 250 missions d’assistance technique menées auprès de Parlements étrangers. 71 chefs d’Etat et de gouvernement ont été reçus à l’hôtel de Lassay.

La coopération interparlementaire est en effet un axe privilégié de notre action internationale : elle consiste, pour notre Assemblée, à apporter une aide technique au fonctionnement des parlements étrangers qui en font la demande. L’Assemblée nationale contribue ainsi à l’établissement, ou au renforcement, de l’état de droit et de la démocratie parlementaire à travers le monde.

 

 

Depuis 2012, et dans le prolongement de l’activité internationale traditionnelle de notre institution, j’ai souhaité développer encore davantage les actions de coopération, car elles sont le moyen de construire ensemble l’avenir de notre monde. Quatre nouveaux accords de coopération bilatérale ont ainsi été signés en cinq ans, sans compter les formes de coopération plus informelles qui se sont déployées, par exemple avec le Parlement du Burkina Faso ou le Conseil des Représentants d’Irak. En outre, cette législature a vu la montée en puissance très nette des activités de coopération menées en partenariat avec l’Union européenne, qui est désormais le premier interlocuteur de l’Assemblée nationale sur le plan multilatéral. Tout récemment encore, notre institution a remporté l’appel d’offre européen pour deux nouveaux jumelages : le premier pour trois ans, avec l’Assemblée des Représentants du Peuple de Tunisie, et en partenariat avec la Chambre des Députés italienne ; le second, pour deux ans, avec la Chambre des Représentants du Maroc et en partenariat avec la Chambre des Communes britannique.

 

 

 

 

Avec le Programme des Nations Unies pour le Développement, notre second partenaire principal après l’Union européenne, l’Assemblée nationale a également mené plusieurs actions. En particulier, 2012 et 2014 ont vu l’organisation à l’Assemblée nationale de séminaires destinés aux femmes parlementaires de pays africains et arabes. L’Assemblée nationale est également très impliquée dans les assemblées parlementaires internationales, comme l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, l’Assemblée parlementaire de l’OSCE qui mène notamment des missions de supervision électorale, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée ou encore l’Union interparlementaire. C’est d’ailleurs avec l’UIP, ainsi que Globe international, que nous avons organisé le volet parlementaire de la COP 21, en décembre 2015 à l’Assemblée nationale, lors d’une grande manifestation qui a permis de réunir plus de 300 parlementaires du monde entier sur les bancs de notre hémicycle.

 

 

 

Les parlements, émanation de la souveraineté démocratique, sont des acteurs incontournables des réponses que nous pouvons apporter aux grands défis de notre temps : incarnations de la volonté du peuple, ils inscrivent l’action politique dans le temps long ; reflétant la diversité de nos sociétés, ils sont par excellence le lieu du dialogue, qui nous permet de construire ensemble. Voilà pourquoi la diplomatie parlementaire est utile, voilà pourquoi j’ai voulu la développer pendant ces cinq années, pour donner toute sa place au Parlement dans le traitement des grandes questions qui se posent à nous. C’est pour cette raison que dès le lendemain du référendum sur le « Brexit », j’ai créé une mission d’information sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Cette mission, rassemblant des élus de toutes les classes politiques, a travaillé pendant plus de six mois, auditionné trente personnes, effectué quatre déplacements – à Londres, Bruxelles, Berlin et Francfort – et présenté ses conclusions le 15 février dernier.

 

 

 

Je remercie très chaleureusement chacune et chacun des membres de cette mission, ainsi que tous ceux qui ont participé à nos travaux. Je remercie également Elisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères, Danielle Auroi, présidente de la commission des Affaires européennes, tous les députés qui s’investissent dans les groupes d’amitié parlementaires et dans les travaux internationaux de notre institution, et bien entendu les services de l’Assemblée nationale, pour leur travail et leur engagement afin que la représentation nationale soit informée et active sur les grands sujets internationaux qui déterminent notre avenir.

 

Enfin, mon activité en tant que président de l’Assemblée nationale et quatrième personnage de l’Etat a elle aussi été intense. Les nombreuses visites reçues ou effectuées à l’étranger permettent de renforcer les liens existant entre notre pays et nos partenaires, ainsi que d’échanger sur les grands enjeux de notre temps. Elles se poursuivront jusqu’au dernier jour de la législature, pour continuer à préparer l’avenir, par exemple lors du sommet des présidents de parlements européens prévu la semaine prochaine, à l’occasion du 60e anniversaire du Traité de Rome, et qui me donnera l’occasion de prononcer un discours sur l’avenir de notre Union européenne. Je me rendrai ensuite dans plusieurs pays – Maroc, Burkina Faso, Niger, Bénin – pour consolider la coopération parlementaire que nous entretenons avec eux. Car j’ai une conviction inébranlable : la coopération est le moyen de bâtir notre avenir.

Quelques exemples:

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