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Commémoration du centenaire de la naissance de François Mitterrand

 

Nous célébrons aujourd’hui le centenaire de François Mitterrand. A l’initiative de l’Institut qui porte son nom, un grand événement se déroule au Louvre, l’occasion pour moi de témoigner, de donner ma vision de François Mitterrand à travers une image d’archive que vous pouvez consulter ci-dessous :

Cette scène était un rituel. Une fois par an, François Mitterrand, depuis le temps où il était Premier secrétaire, venait déjeuner avec son ami Marcel Debarge, mon prédécesseur à la mairie du Pré-Saint-Gervais, qui fut son ministre en 1981 puis en 1991. A partir de mon entrée en politique, j’eus la chance de partager leur repas au restaurant Le Pouilly-Reuilly au Pré-Saint-Gervais.

De ce petit film nous pouvons tirer deux enseignements sur François Mitterrand. L’un concerne l’homme, l’autre la figure tutélaire de gauche.

L’homme tout d’abord. J’ai parlé de rituel ; en effet, François Mitterrand était un homme de fidélités. Ces rendez-vous incarnaient la volonté d’un homme d’Etat de rester connecté aux autres, de ne pas se laisser emporter par l’exercice du pouvoir. Quelle meilleure façon de réussir cela qu’en nourrissant ces moments d’amitiés.

La figure tutélaire de la gauche ensuite. Comme Jaurès, comme Blum, François Mitterrand a toujours défendu la nécessité de l’union de la gauche. Il savait, lui qui avait vu le Front populaire et la Libération, qu’aucune grande avancée historique n’était possible sans une gauche rassemblée.

Ce qui était vrai pour la gauche était vrai pour le Parti socialiste. Certes, au congrès de Rennes, quelques jours après l’enregistrement de ce film, les socialistes se déchireront l’héritage de François Mitterrand. Mais tout ce qui divise doit céder devant ce qui rassemble. Sans union de la gauche, il n’y aurait eu en France ni congés payés, ni Sécurité sociale, ni abolition de la peine de mort.

Ouvriers et philosophes, écrivains et ingénieurs, rêveurs et constructeurs, poètes et paysans, socialistes et communistes, radicaux et écologistes, tous ensemble pour construire l’Histoire, c’est la grande leçon de François Mitterrand.

 

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