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Pour la fraternité algéro-française

Je suis aujourd’hui à Alger pour présider, avec mon homologue Mohamed-Larbi Ould Khalifa, président de l’Assemblée nationale populaire, la troisième session de la Grande Commission Interparlementaire. J’en avais conduit les premiers travaux en mars 2013 à Alger.

Plusieurs députés français m’accompagnent : Patrick Mennucci, président du groupe d’amitié France-Algérie (SRC), ses vice-présidents André Chassaigne, membre du Parti communiste et président du groupe Gauche démocrate et républicaine, Sylviane Bulteau (SRC), Kheira Bouziane-Laroussi (SRC), Marcel Bonnot (LR), Michel Sordi (LR) et Pouria Amirshahi (Non-inscrit), député des Français de l’étranger. Ensemble, nous approfondirons avec nos amis algériens deux thèmes : le partenariat algéro-français dans le domaine de l’investissement et du commerce et la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la région Méditerranée.

1- Les relations économiques et commerciales entre l’Algérie et la France sont constantes, intenses et n’ont cessé de se développer. Elles ont triplé depuis le début du XXIème siècle. La France est le deuxième partenaire économique de l’Algérie et son premier investisseur. Partenaires privilégiés, nous devons encore et encore tout faire pour améliorer les relations entre nos entreprises, entre nos travailleurs, entre nos voyageurs.

2- En matière de sécurité et la lutte contre le terrorisme, les besoins sont urgents, et les peuples de Méditerranée sont inquiets. Dignes et courageux toujours, héroïques quelquefois, attentifs et pleins d’espoir, il faut répondre à leurs légitimes et compréhensibles inquiétudes. L’avenir de nos enfants doit s’inscrire dans un avenir que ne doivent pas assombrir les peurs des bombes, des guerres, des terrorismes et des conflits armés. L’Algérie comme la France a été victime du terrorisme. En janvier 2013, sur le site gazier d’In Amenas, une attaque fit 67 victimes. Quel que soit l’avenir des politiques de sécurité, non seulement rien ne doit se faire sans l’Algérie, mais l’Algérie doit disposer d’une voix prépondérante dans les projets de l’avenir. Toutes les actions de coordination régionale doivent s’inspirer de la grande expérience de l’Algérie dans la lutte anti-terroriste qui, il n’y a pas si longtemps, a affronté, seule, la furie tortionnaire.

Les relations entre nos deux pays, passionnées, sont quelquefois dépendantes d’émotions anciennes et figées : chez ceux qui sont partis d’Algérie, ceux qui ont des parents algériens, ceux qui résident en Algérie, il y a des réactions, des instincts, des expressions, des paroles qui viennent de loin. Sans en nier la légitimité et l’authenticité, il faut dépasser les anciens sentiments pour construire ensemble cette relation exceptionnelle entre nos deux pays qu’attendent tous les amoureux de la Méditerranée. Il s’agit en effet de trouver les discours, les analyses, les propositions et les intelligences qui permettront au peuple algérien et au peuple français de construire ensemble la plus belle page de leur histoire commune, celle de la fraternité fertile, génératrice de paix, de stabilité et de prospérité.

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