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Les citoyens doivent reprendre le pouvoir dans l’Union européenne.

Avec Mars Di Bartolomeo, président de la Chambre des députés du Luxembourg, et Laura Boldrini, présidente de la Chambre des députés italienne, nous travaillons, à Rome, à la préparation de la prochaine Conférence des Présidents de Parlement de l’Union européenne, qui se tiendra à Luxembourg, du 22 au 24 mai prochains.

La Conférence commencera par une visite symbolique des Présidents européens de Parlement au petit village de Schengen, au bord de la Moselle. Nous pourrons ainsi affirmer la volonté des peuples européens de ne céder à aucun fatalisme d’inertie dans la gestion d’une crise née de la violence et de la guerre. Si nous sommes une civilisation, nous devons être capables, devant l’Histoire, de répondre à ce défi.

Avec Norbert Lammert, président du Bundestag, Mars Di Bartolomeo et Laura Boldrini, nous avons signé le 14 septembre 2015 une déclaration commune où nous appelions à un sursaut européen pour que l’Union européenne s’engage dans davantage d’intégration. Plus d’une dizaine de pays de l’Union ont, à notre suite, signé ce texte. Nous espérerons, lors de la Conférence de Luxembourg, convaincre d’autres pays encore.

Nos réunions à Rome sont l’occasion de convenir des moyens les plus actifs et les plus efficaces pour permettre aux peuples européens de reprendre en main la maîtrise de l’exercice de leur citoyenneté. La Chambre des députés italienne a déjà mis en ligne, afin de préparer la Conférence de Luxembourg, une consultation populaire sur l’avenir de l’Union européenne, pour « une Europe plus proche des citoyens ». Cette consultation est une première réalisation concrète de notre volonté d’associer à nos efforts les citoyens de l’Union.

Pour que les peuples retrouvent le goût de l’aventure européenne en s’exprimant sur elle, non pas en la subissant, je souhaite mettre à disposition des citoyens français une plate-forme d’expression, de doléances et de propositions sur le site de l’Assemblée nationale. Comme pour d’autres sujets structurants comme le débat sur le projet de loi autour de la fin de vie, ou autour du rapport que j’avais écrit avec l’historien Michel Winock sur l’avenir des institutions françaises, la plate-forme informatique sera ouverte à tous les citoyens, pour qu’ils puissent donner leur avis sur notre appel à davantage d’intégration européenne.

Les propositions et analyses citoyennes seront traitées et relayées envers les responsables politiques européens. Ainsi, l’Union européenne pourra sortir de sa « malédiction technocratique » pour être digne de l’idéal philosophique et de solidarité qu’elle n’aurait jamais dû perdre de vue. Les citoyens européens doivent reprendre en main leur destin.