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Réduire la pollution de l’air : un enjeu sanitaire, écologique et économique

Mardi 27 octobre, j’étais avec Anne Hidalgo et Marie-Pierre de la Gontrie, à la Bellevilloise, à l’occasion du forum thématique dédié à la question de la pollution de l’air.

Cette question est plus cruciale que jamais. A quelques semaines de la COP21, le constat est alarmant : 29 % de Franciliens déclarent avoir déjà consulté un médecin, pour eux ou pour des proches, à la suite de troubles liés à la pollution de l’air. Selon les chiffres d’Airparif (l’organisme régional chargé de la surveillance de la qualité de l’air), plus de 2,3 millions de Franciliens restaient toujours exposés à des niveaux de pollution supérieurs aux seuils réglementaires l’année dernière.

Les impacts sanitaires de la pollution sont bien connus, notamment sur les plus jeunes et les plus âgés : recrudescence des allergies ainsi que des maladies respiratoires et cardio-vasculaires. L’impact économique se chiffre lui à plusieurs milliards d’euros chaque année.

Depuis 2014, les régions sont chefs de file pour la qualité de l’air. La Région est la bonne échelle pour agir. La pollution ne s’arrête pas aux frontières du périphérique, et nous avons besoin d’une autorité qui fasse le lien entre tous les territoires. La Région est le lieu de la solidarité entre Paris, la petite et la grande couronne.

Nous ne gagnerons le combat contre la pollution qu’en mettant en œuvre un programme d’actions coordonnées à l’échelle du territoire régional, qui tienne compte de la réalité du pouvoir d’achat et des contraintes de déplacements de l’ensemble des Franciliens, quel que soit leur lieu de résidence ou d’activité.

Anne Hidalgo s’est engagée avec détermination dans cette bataille.

A l’échelle régionale, nous agirons sans relâche pour améliorer la qualité de l’air en Île-de-France. Nous engagerons des mesures volontaristes et concertées notamment en systématisant la gratuité des transports en commun lors des pics de pollution. Nous concentrerons nos efforts sur la réduction des émissions de polluants.

La sortie du diesel est notre priorité. 3,5 millions de déplacements en bus sont effectués chaque jour en Île-de-France, représentant jusqu’à 8% des émissions totales d’oxyde d’azote. Nous mettrons donc en œuvre un plan de renouvellement des bus par des véhicules hybrides, puis 100% électriques. Nous instaurerons en parallèle une « prime régionale à la casse » pour tous les propriétaires d’un véhicule diesel professionnel ou utilitaire.

Plus généralement, tout sera fait pour favoriser les alternatives à la voiture individuelle.

En ce sens, nous poursuivrons l’amélioration de l’état des transports en communs afin d’inciter toujours plus les Franciliens à s’en saisir. Les moyens affectés seront augmentés : 800 millions d’euros par pendant 10 ans seront réclamés à l’Etat pour assurer la remise à niveau du réseau ferré francilien.

Nous mettrons, en place une écotaxe poids-lourds en transit afin de dégager des financements supplémentaires pour la rénovation de nos réseaux de transports et réduire les émissions polluantes.

Aux côtés du Pass Navigo à tarif unique, nous déploierons partout dans la région, un service d’auto-partage de voitures électriques en libre-service sur le modèle d’Autolib’ ainsi que des bornes de recharge pour les particuliers. Nous assurerons un meilleur partage de la route en développant les bus express et le covoiturage. Nous encouragerons les nouveaux modes de travail en accélérant le développement d’espaces de coworking et en incitant financièrement les entreprises qui souhaitent mettre en place des plans d’action “télétravail”.

Le sens de notre action sera de permettre la cohabitation des usages en favorisant les déplacements dits « propres ». Nous ne stigmatiserons pas certains usagers, comme le fait trop régulièrement la droite, mais nous leurs offrirons les moyens de contribuer à la réduction de la pollution de l’air par l’évolution de leurs pratiques.

Nous nous engageons par ailleurs à doubler la longueur des pistes cyclables dans les 10 ans et à généraliser les Véligos dans toutes les gares franciliennes afin que les usagers puissent bénéficier d’un service de consignes à vélo accessible grâce au Pass Navigo. Enfin, nous inciterons à la création de hubs logistiques en bordure de l’Île-de-France et soutiendrons ainsi des distributions de proximité non polluantes.

La pollution affecte nos conditions de vie, notre santé et nous interroge sur l’avenir de nos enfants. C’est pourquoi nous veillerons également à ce que soit améliorée dans notre Région la prise en charge médicale de tous ceux qui en ont besoin. Nous nous engageons à ramener des professionnels de santé à moins de 15 minutes de chaque Francilien en favorisant la multiplication des Maisons de Santé et en incitant les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux. Nous renforcerons également notre offre de formation à destination de l’ensemble des métiers de la santé.

Face à la multiplication des pics de pollution, le pire serait de baisser les bras. L’Île-de-France a les moyens d’agir et, avec mon équipe, nous mettrons tout en œuvre pour que la Région capitale soit une région où il fait bon vivre ; pour que l’Île-de-France soit une Île-de-France humaine.

Claude Bartolone

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