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« Plus d’art et mieux d’art » en Île-de-France

La politique culturelle de la région Île-de-France, que j’entends incarner, se manifestera d’abord par une ambition. Une ambition fondatrice que les opérateurs culturels partagent, mais qui est encore mal comprise ici et là par nos concitoyens. Il s’agit de reconnaître la valeur essentielle de partage et de vivre ensemble que l’art apporte aux citoyens. Aux jeunes, bien sûr, qu’il nous faut sensibiliser, pour créer les conditions de tous les possibles et l’envie de la découverte, de la curiosité, du plaisir que les œuvres d’art, dans toutes leurs dimensions, peuvent apporter. Mais à tous les publics, quel que soit l’âge, la situation sociale, l’adresse, l’origine, pour que la rencontre – avec les musiques, le théâtre, la chorégraphie, les arts du cirque et de la rue, la littérature, le cinéma et l’art contemporain – favorise la compréhension du monde. L’art et la culture sont vecteurs de pensée ; ils sont l’espace par excellence de réflexion du monde qui nous environne et les artistes nous font réfléchir, car ressentir, à travers le débat que leurs œuvres suscitent, aux enjeux de notre temps. L’art et la culture sont ainsi des piliers de notre société, et assurément un socle de notre pacte social. Dans une période où les fondamentalismes s’expriment de toute part, il est urgent d’affirmer une politique culturelle comme premier rempart à la régression politique incarnée par quelques extrémistes. Mon ambition est de réaffirmer ce socle et de lui donner une nouvelle ampleur pour que les franciliens se l’approprient. L’Île-de-France humaine sera nécessairement culturelle.

Ainsi posée, il nous faut parler d’une politique au-delà de l’addition de dispositifs sectoriels, que je simplifierai à l’envie, pour que l’énergie créatrice soit mobilisée sur l’essentiel. Cette ambition aura des déclinaisons en faveur de l’art contemporain, et de façon particulièrement ambitieuse pour cette discipline toujours un peu à part, en raison de son mode de fabrique, souvent individuel, et toujours un peu sous dimensionnée, en raison du marché de l’art qui fait craindre que l’argent public n’alimente des rentes particulières.

La région Île-de-France s’engagera dans ce domaine, autour de cinq priorités :

  • Une politique de commandes publiques, par le développement du 1% artistique dans les lycées ; par des missions d’accompagnement artistique dans le cadre des nouveaux projets de transports en commun, et qui constitue un outil puissant de rencontre de l’art par les publics, et de soutien à la création contemporaine ; par la conditionnalité culturelle, qui investira toutes les politiques régionales d’aménagement, et dans laquelle les artistes doivent trouver leur place, et notamment les plasticiens.
  • Une politique ambitieuse – c’est-à-dire territorialement dense – d’éducation artistique et culturelle, dans laquelle les artistes doivent jouer un rôle essentiel, notamment dans le cadre de la nécessaire éducation à l’image qui n’est jamais aussi bien appréhendée que par les plasticiens. Cette politique s’entend pour les lycéens, mais également pour les étudiants et les apprentis.
  • Une politique de soutien à l’innovation économique en faveur de la filière image / cinéma, dans laquelle les créateurs jouent un rôle essentiel. Cette filière ne peut d’ailleurs se développer que grâce au talent des artistes, c’est à la fois sa force et son atout.
  • Un soutien affirmé aux institutions muséales – FRAC, pour lequel des réserves seront enfin réalisées à courts termes – Centres d’art – Lieux de Fabrique dont la place réservée aux plasticiens sera affirmée dans le cadre de l’extension des fabriques – réseaux – avec l’affirmation de leur mission de développement des publics et de soutien à la création.
  • Une politique nouvelle et renforcée en faveur des commerces culturels – et donc aussi les galeries d’art – dans un souci d’aménagement du territoire et d’accompagnement du développement des carrières artistiques.

Ce projet est une réponse politique ambitieuse face aux attaques portées contre des œuvres d’art. L’an dernier, l’œuvre de Mc Carthy était sabotée à la veille de la FIAC ; il y a quelques semaines, celle de Anish Kapoor faisait l’objet d’un autre genre de sabotage par une signature clairement antisémite. Ignominie absolue.

J’oppose à ces actions violentes une résolution déterminée : celle précisément de favoriser, et de développer, la présence de l’art dans l’espace public et de développer la médiation pour que le geste artistique soit situé dans son histoire, dans son environnement, et que les œuvres ne soient plus isolées sans les outils nécessaires à leur compréhension. À ceux qui veulent imposer leur règle et leur morale, je réponds par l’ambition artistique et l’affirmation de plus d’art et de mieux d’art pour nous aider à faire la ville humaine de demain, pour partager des émotions, vraies sources du vivre ensemble que j’entends incarner avec détermination.

 

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