Your message has been sent, you will be contacted soon
Site de Claude Bartolone

Call Me Now!

Fermer

La pernicieuse stratégie de M. Sarkozy

 

Dans Valeurs actuelles, au cœur de l’été, le président du parti Les Républicains Nicolas Sarkozy livre une vision inquiétante de la société française. Jugeant que notre pays, pourtant magnifique et porté par le peuple le plus républicain du monde, n’est plus qu’une mosaïque de communautés et d’agglomérats de rancœur et de haine, l’ancien maire de Neuilly porte, une énième fois, la même recette ultra idéologique et archaïque : beaucoup plus de répression, de prisons, de dérives identitaires et de stigmatisations, et ouverture aux idées du Front national.

Sarkozy utilise un langage trompeur. Quand il dit «vérité », il veut dire « mes intérêts ». Quand il dit « confiance», il veut dire « mon autorité ». Son entreprise de séduction envers les électeurs de l’extrême-droite annonce un alignement sur les thèses et propositions d’un parti qu’il a voulu pleinement intégrer dans le champ institutionnel français.

A travers les propos de M. Sarkozy, il est évident que les prochaines élections, régionales ou présidentielles, seront l’occasion d’un choix entre deux mondes différents qui s’affrontent : voulons-nous nous haïr ou nous entraider ? Les actuels enjeux sociaux, économiques et diplomatiques conduisent à ce que nous adoptions sur ce sujet une position claire.

Ce matin, au large de la Libye, 200 migrants sont encore portés disparus, après avoir fui un chaos que Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a fortement contribué à installer. Le drame des migrants ne peut que se résoudre que par une coopération européenne solidaire et constructive, et pas par une surenchère de déclarations martiales et infamantes pour des peuples entiers.

Face à la concurrence internationale, Nicolas Sarkozy propose une dérégulation généralisée qui, précisément, provoqua les crises récentes, des subprimes américaines à l’effondrement grec. Les solidarités, l’écologie et les conditions de vie populaires seront sacrifiées. Il en espère une consolidation de l’élite financière et une soumission du monde du travail. Cette archaïsme produira de nouvelles crises et des précarisations géantes. Seule une politique européenne d’investissement productif et de relèvement des standards industriels et sociaux (la social-écologie) peut faire sortir notre continent de la dépression et du pessimisme.

Humanité, solidarité, exigence et écoute sont les valeurs qu’il faut opposer au discours de M. Sarkozy. Ses valeurs ne sont plus les nôtres. En poussant de force son camp politique vers l’extrême-droite, il devrait le faire réagir. Les électeurs et personnalités politiques centristes et de la droite républicaine modérée doivent désormais se poser la seule question qui vaille : qu’ont-ils à présent de commun avec M. Sarkozy ?

Étiquettes: