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N’empilons plus les rapports : agissons !

Une commission d’enquête du Sénat a rendu public ce jour son rapport « Pollution de l’air, le coût de l’inaction », s’appuyant sur des études déjà existantes relatives aux impacts de la pollution de l’air. Elle en évalue le coût à plus de 100 milliards d’euros par an pour la France, si l’on considère les impacts sanitaires et les dépenses de santé, mais aussi les conséquences de l’absentéisme dans les entreprises, la perte de productivité, la perte de la biodiversité, la baisse des rendements agricoles ou encore la détérioration plus rapide des bâtiments.

Le temps n’est plus à l’empilement des rapports, mais à l’action et aux résultats tangibles.

Aujourd’hui, on le voit bien, il y a un consensus politique pour dire que la pollution de l’air est un grave enjeu de santé publique et un problème économique majeur, qui préoccupe de plus en plus nos concitoyens. Les alertes et les appels à l’action ne sont pas nouveaux mais sont de plus en plus fréquents : nous allons dans le mur si rien n’est fait.

Fin 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait classé la pollution de l’air extérieur comme cancérigène. Publiée en avril dernier, une étude de l’OMS et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mettait déjà en évidence le coût économique très important des impacts sanitaires de la pollution de l’air. Elle rappelait que la pollution de l’air représente le plus gros risque sanitaire posé par l’environnement. Pour la France seule, elle chiffrait le coût des décès imputables à la pollution de l’air à 48 milliards d’euros par an, soit 2,3% du PIB national. Rappelons enfin que la pollution de l’air serait responsable de 42 000 morts prématurées en France par an liées aux particules fines, soit plus que le nombre de décès liés à l’amiante.

Avec les fortes chaleurs, plusieurs régions françaises traversent des pics de pollution à l’ozone depuis plusieurs semaines. Conséquence du retour de températures très élevées pour la fin de la semaine, l’indice de pollution sera de nouveau moyen dès demain en Ile-de-France, en raison de l’ozone.

Il s’agit d’un sujet sur lequel la France n’avance pas assez vite : la commission européenne a engagé une procédure de contentieux à l’encontre de notre pays pour non-respect des valeurs limites pour les particules et insuffisance des plans d’actions pour protéger la santé des citoyens français. Dix zones sont concernées en France, dont la région parisienne.

La pollution chronique est la première préoccupation environnementale de nos concitoyens. Au-delà de l’enjeu économique, la lutte pour une meilleure qualité de l’air est un enjeu prioritaire de santé publique, de qualité de vie mais aussi d’attractivité de nos territoires.

Il existe des liens très forts entre la lutte contre le changement climatique et la préservation de la qualité de l’air, car certaines activités humaines et certains polluants contribuent aux deux phénomènes. L’année de la COP21, tous les acteurs doivent s’engager ensemble dans la transition écologique pour préserver le climat et la qualité de l’air.

Ne soyons pas coupables demain de ce qui n’aura pas été fait. Agissons et prenons les bonnes décisions dès aujourd’hui.

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