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Les Mardis de l’Avenir

J’ai créé les Mardis de l’Avenir il y a un an déjà, pour débattre de la transition écologique et pour inscrire ces enjeux au cœur de l’Assemblée nationale, avant même la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte et la Conférence Paris Climat 2015.

Pourquoi ?

Parce que la transition écologique constitue un impératif pour le futur de nos enfants face aux rapports alarmants sur l’évolution du climat et aux conséquences toujours plus fréquentes et brutales du dérèglement climatique.

Parce que les débats soulevés par ces défis qui hypothèquent l’avenir de la planète n’appartiennent pas qu’aux seuls experts.

Parce que c’est l’affaire de tous, et donc avant tout de la représentation nationale.

La première saison des Mardis de l’Avenir l’an dernier a connu un incontestable succès. Elle a permis aux députés de préparer les débats sur le projet de loi sur la transition énergétique qui vient d’être adopté à l’Assemblée nationale. Ce projet de loi sera un texte phare du quinquennat, un outil fondamental pour relancer et réorienter notre économie vers un modèle plus durable, créant de nouveaux emplois.

Notre horizon pour la deuxième saison des Mardis de l’Avenir, c’est la préparation de la COP21, la 21e Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra au Bourget, en Seine-Saint-Denis, en décembre 2015. Ce rendez-vous historique doit être perçu comme l’opportunité de réussir la transition écologique dans tous ses aspects et dans tous les secteurs. L’exemplarité de la France sur le plan environnemental est essentielle.

Mardi prochain, j’ai souhaité consacrer une séance des Mardis de l’Avenir à nos territoires d’Outre-mer et que l’on se penche plus spécifiquement sur leur place dans la transition écologique.

Nos territoires d’outre-mer sont spécifiques à bien des égards et je ne pense pas uniquement à leur éloignement. Ils représentent une richesse et un atout considérable pour notre pays. 80% de la biodiversité terrestre de la France et plus de 95% de la biodiversité marine de notre pays se trouvent en Outre-mer. La mer renferme d’incroyables richesses en termes d’énergies marines, de molécules ayant des applications majeures en pharmaceutique par exemple…

Nos territoires ultramarins offrent aussi de nombreux avantages en matière de production d’énergies renouvelables.

Et pourtant, le chômage y est trois fois plus élevé qu’en métropole. Ils sont très dépendants de l’énergie fossile importée. La production électrique là-bas est très intensive en émissions carbone. Par exemple, si l’on compare à la métropole où les émissions carbone sont de l’ordre de 90 grammes de CO2/kWh, la Guadeloupe est à 804g de CO2/kWh, la Réunion à 747, Mayotte à 684, la Martinique à 667… Au vu de leurs immenses potentiels en termes d’énergies renouvelables, ces chiffres sont incompréhensibles.

La transition énergétique semble être particulièrement cruciale dans ces territoires car c’est une arme puissante contre le chômage et pour le développement économique en créant des emplois non délocalisables.

Nos territoires ultramarins sont donc incontournables dans la discussion sur la politique environnementale de la France. Comment élaborer la politique la plus adéquate en considérant leurs spécificités et leurs besoins locaux ? Tel sera le fil conducteur de nos débats ce mardi.

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