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Bonne fête à toi, notre Europe.

Bonne fête à toi, notre Europe. A toi et à tes pères qui ont réalisé le prodige de bâtir un continent pacifique et prospère sur les cendres de la désolation et de la barbarie. Nous savons ce que nous te devons.

Pendant que nous te célébrons, d’autres ont décidé de te faire ta fête. Toujours les mêmes. Des populistes, des extrémistes.

Quoi d’étonnant à cela ? Ton existence même, dans ce qu’elle exige d’unité, d’altruisme et d’intelligence collective, est une gifle portée au visage hideux de leur histoire et à ce qu’ils veulent faire de notre avenir.

Notre président, ici en France, dit que sortir de l’Europe c’est sortir de l’Histoire. Il dit juste. Ce serait même sortir de l’avenir.

Alors, te célébrer, ces temps-ci, ce n’est pas te conserver. Ce n’est pas te bazarder, non plus. C’est t’aider à grandir. Et, nous, Français, avons l’arrogance très française de croire – à raison – que nous portons une responsabilité singulière pour répondre à l’urgence européenne.

L’Europe, ce n’est pas les autres. C’est une part de nous, et nous en sommes une part.

C’est au nom de cela que nous avons quelques idées fortes à défendre en Europe.

La protection. Parce que c’est dur, parce que la morsure de la crise est tenace, nos peuples demandent à être protégés, pas exposés. C’est un fait, la main invisible du marché, c’est d’abord celle qui distribue des claques aux salariés, aux retraités et aux chômeurs. Sachons nous en souvenir à l’heure où se tiennent les négociations du traité transatlantique.

Le travail. Il n’est pas un Européen qui soit davantage meurtri par un pourcentage de déficit que par une courbe du chômage. Engageons-nous plutôt sur la voie des grands travaux, du soutien à la croissance et à la compétitivité, de la défense de nos industries, de nos PME, de nos agriculteurs, de nos artisans, de nos commerçants.

L’avenir. Soyons fiers de notre belle histoire, mais allons de l’avant. Libéralisme, monétarisme et financiarisme sont des mots de l’ancien temps. La solidarité, l’attention portée à la jeunesse, la transition énergétique, sont les nouvelles révolutions tranquilles attendues par nos peuples pour entrer de plain-pied dans le nouveau monde.

La force. Soyons moins timorés, plus sûrs de notre force. Nous pourrions, à travers l’Europe, parler d’égal à égal avec les continents-puissances qui nous entourent. Nous pourrions, avec elle, faire respecter le droit, défendre la liberté et garantir la sécurité de nos amis qui le réclament. Encore faut-il que la voix de l’Europe porte. A nous d’en engager la mue.

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