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Le désintox du désintox de Libé

Jamais, depuis 1977, il n’y a eu des élections municipales favorables au pouvoir en place. Libération, dans sa rubrique dite « désintox » conteste cela.

J’aime le métier de journaliste, surtout quand il est pratiqué avec rigueur. C’est pourquoi je veux apporter à la rédaction de Libération les éléments suivants.

1977 : un revers politique en signe d’avertissement

Les élections consacrent une large victoire de l’Union de la gauche dans l’ensemble du pays. Le total des voix de gauche s’élève à 50,8 %, ce qui constitue un succès historique. Sur les 221 communes de plus de 30 000 habitants, 155 reviennent à la gauche (dont 72 au PCF et 81 au PS). La majorité de droite et du centre, s’effondre à 41,9 % des voix en moyenne. C’est un échec personnel pour VGE (élu en 1974), où son candidat (Michel D’Ornano) est sévèrement battu à Paris par Jacques Chirac.

1983 : une défaite historique

Au premier tour, la droite obtient 53,3 % des suffrages exprimés dans les villes de plus de 30 000 habitants et 58 % dans celles de plus de 100 000 habitants. Au 2nd tour, la gauche subit une défaite historique. Elle perd 31 villes de plus de 30 000 habitants.

1989 : une « fausse victoire »

Le PS efface un peu la défaite de 1983 en remportant 35 municipalités de plus de 20000 habitants dont Strasbourg, et n’en perd que 14 (dont 2 conservées par les dissidents). Mais il s’agit d’une fausse victoire : la gauche n’obtient qu’un solde net de + 20 villes alors qu’elle partait de très bas. D’ailleurs, le rapport de force général en voix reste favorable à la droite avec 180 villes de plus de 20 000 habitants.

1995 : le « statu quo »

Les élections municipales de 1995 interviennent à peine un mois après l’élection présidentielle de la même année. Il ne s’agit donc pas vraiment d’une élection intermédiaire. Les électeurs n’ont pas eu l’occasion de sanctionner ou de conforter un Gouvernement qui venait à peine de prendre ses marques. La droite gagne 5 villes de plus de 30 000 habitants, dont Marseille.

2001 : une sévère défaite pour la gauche

Elue en 1997 à la faveur de la dissolution de l’Assemblée nationale, la nouvelle majorité de gauche subit une défaite en 2001 (-19 villes de plus de 30 000 habitants, -59 de plus de 10 000), défaite cependant masquée par la victoire de la gauche à Paris et à Lyon.

2008 : une claque pour la droite

N.Sarkozy a été élu en 2007. Un an après, la droite perd 33 villes de plus de 30 000 habitants (90 villes de plus de 10 000)

Conclusion : je persiste et je signe, les élections municipales n’ont jamais été favorables au pouvoir en place (cf. 1977, 1983, 2001, 2008, 2014). En 1989, la gauche se remet un peu de son revers historique de 1983 mais il ne s’agit pas d’une vraie victoire. Les élections de 1995 ne sont pas significatives, intervenant un mois à peine après la présidentielle.

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