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Déplacement à Fécamp

Claude Bartolone était samedi 15 mars à Fécamp. Vous trouverez ici son entretien paru dans le journal Paris-Normandie, ainsi que les moment importants du déplacement.

L’interview dans Paris-Normandie.

Propos recueillis par Stéphane Siret

Vous vous impliquez dans la campagne des élections municipales. Pour quelles raisons venez-vous à Fécamp soutenir la députée PS Estelle Grelier ?

Claude Bartolone. « C’est dans mon tempérament : quand vient le temps de la campagne électorale, je mouille la chemise et je me tiens aux côtés de mes amis. Depuis le début de l’année, je sillonne toute la France. J’ai répondu à vingt-huit invitations de candidats socialistes. C’est d’autant plus facile quand il s’agit d’aller soutenir une femme comme Estelle Grelier ! C’est son premier mandat à l’Assemblée nationale et, déjà, elle s’impose comme une excellente députée, intelligente, travailleuse et qui déploie une énergie considérable pour défendre les intérêts des habitants de sa circonscription ! Estelle est promise à un grand avenir. C’est la femme qu’il faut pour Fécamp. »

Depuis quelques jours, la classe politique est secouée par des affaires liées aux écoutes. Redoutez-vous que ce climat ait un effet sur le scrutin et le niveau d’abstention ?

« Je ne crois pas. Nos compatriotes ne mélangent pas tout. Ils savent faire la différence entre les chicaneries de politique nationale et les grands choix qui concernent directement leur ville et leur vie. Rien ne serait pire que de prendre en otage, au nom de débats de politique nationale, des villes de gauche qui réussissent. A nous maintenant de convaincre qu’il y a un modèle de gauche dans la gestion des villes, plus solidaire, plus attractif et plus écologique. Quand on voit le travail formidable que Patrick Jeanne et sa majorité ont réalisé pour Fécamp, on se rend compte que, non, la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose ! »

Dans l’affaire des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy, Christiane Taubira tente de se dépêtrer. Êtes-vous convaincu par les explications de la garde des Sceaux qui affirme qu’elle n’a pas menti alors que quelques jours auparavant, elle disait ne pas être au courant de ces écoutes. Ce qui, depuis, a été démenti par le Premier ministre lui-même ?

« Tout cela, c’est l’écume des vagues. Regardez plutôt la lame de fond : depuis deux ans, la justice travaille sereinement, en totale indépendance et sans aucune intervention politique. C’est une rupture ! Alors je conçois que ça puisse déranger ceux qui avaient pris de mauvaises habitudes et qui sont empêtrés dans l’affaire Karachi, l’affaire des sondages de l’Élysée, l’affaire Bettencourt, l’affaire Buisson, les accusations de financement libyen et maintenant des poursuites pour trafic d’influence. Mais tout doit être fait pour protéger cet acquis républicain que représente l’indépendance de la justice. »

Le pacte de responsabilité est un enjeu capital selon le chef de l’État et le gouvernement. Compte tenu de l’urgence sociale, estimez-vous qu’il s’agit du bon remède et, selon vous, les choses vont-elles assez vite ?

« Oui. Le pacte, c’est la partie d’un tout. Nous menons une politique de progrès social qui marche sur ses deux jambes. À la fois, il faut permettre à nos entreprises d’être plus compétitives pour remettre notre économie sur les bons rails et lutter contre le fléau du chômage et de la désespérance. Le pacte, c’est avant tout une manifestation de patriotisme : bon sang, la France et les Français ont un avenir en Europe et dans la mondialisation ! Et dans le même temps, nous répondons à l’urgence sociale depuis deux ans, avec des mesures pour le pouvoir d’achat, la santé, l’école, le logement. C’est cela le modèle français que nous portons : performance et solidarité. »

Selon vous, quel doit être le bon timing pour procéder à un remaniement ministériel ? Les résultats des municipales doivent-ils accélérer la décision ou estimez-vous que les enjeux étant locaux, il n’y a aucune conclusion à en tirer ?

« La seule question qui compte c’est : quelle est la meilleure équipe pour aider le président à enclencher le second temps du quinquennat et mettre en œuvre le pacte de responsabilité ? Tout le reste en découle. François Hollande le dira. Il est seul maître du choix et du temps. »

On vous cite régulièrement parmi les premiers ministrables, êtes-vous disponible pour Matignon ?

« Être nommé Premier ministre, ce n’est pas une promotion, c’est une mission. Et quand on vous confie une mission, vous n’allez pas à la pêche, ou alors vous faites autre chose que de la politique ! À ce moment de ma vie, je ne reconnais qu’une boussole : suis-je ou non utile ? Là où l’on me considérera utile, j’irai. »

 

 

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