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Interview dans "Le voix du Nord"

Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, était le vendredi 7 décembre dans le Pas-de-Calais dans la 11e circonscription. Il a donné une interview que vous pouvez retrouver ci-dessous à La Voix du Nord.

– Vous venez aujourd’hui à Carvin chez Philippe Kemel, Vous anticipez une nouvelle campagne ?

Pas du tout ! J’ai eu cette invitation bien avant de connaître l’agenda du Conseil constitutionnel. C’est d’abord Nicolas Bays qui m’a invité à inaugurer sa permanence et c’est pour moi l’occasion de rendre visite à Philippe Kemel et d’autres élus. Je ne me pose pas la question de la décision du Conseil constitutionnel.

– Que faut-il changer selon vous dans le travail parlementaire ?

Je veux que l’Assemblée soit plus ouverte à ses partenaires. Par exemple, l’Assemblée vote des textes qui ont des répercussions sur les collectivités locales, comme la loi sur les emplois d’avenir. En votant ces textes nous devons davantage tenir compte de leurs conséquences pour ces collectivités et donc les associer plus étroitement à nos travaux.

D’autre part, ces dernières années, l’Assemblée n’a pas assez pesé sur la construction européenne. Je veux profiter du fait que le traité de Lisbonne reconnaît un rôle de co-législateur aux parlements nationaux pour installer l’Assemblée dans cette fonction. L’Europe, ça ne peut pas être simplement la rigueur. À l’Assemblée nationale de peser concrètement sur sa réorientation.

– Avec la fin du cumul, les députés auront plus de temps à consacrer à ce travail, mais y a-t-il aujourd’hui une majorité à l’Assemblée pour voter cette réforme ?

Les députés de la majorité ont tous fait leur campagne en soutenant les soixante engagements de François Hollande, dont celui-là. La fin du cumul des mandats est inéluctable. Mais pour que cette réforme soit comprise et acceptée, il faut que le gouvernement démontre qu’il ne s’agit pas d’une sanction contre les élus mais au contraire qu’elle s’accompagne d’une revalorisation de leur rôle. C’est le sens de toutes mes initiatives pour muscler l’Assemblée.

– Vous mettez des conditions ?

Il faut bien entendu que la même règle s’applique à l’Assemblée et au Sénat, et quelle que soit la taille de la collectivité. Il faut aussi qu’on s’intéresse au statut de l’élu et qu’on redonne au Parlement tout son pouvoir, contrairement à ce qui a pu trop souvent se passer avec des textes que le gouvernement nous impose d’examiner dans l’urgence. Un parlementaire qui n’aura plus que ce mandat doit se sentir encore plus utile.

– Les Français voient surtout l’Assemblée à travers les séances de questions au gouvernement télévisées. Une image pas toujours flatteuse…

La démocratie doit être vivante, et je ne veux pas d’une Assemblée silencieuse. En revanche, je fais tout pour rappeler les députés à leurs responsabilités. Régulièrement, je signale aux présidents de groupes le volumineux courrier que je reçois de téléspectateurs qui n’acceptent pas un certain nombre de comportements dans l’hémicycle. Je leur dis : « Les Français vous regardent. Donnez-leur la fierté d’être leurs représentants ».

– La formation d’un deuxième groupe UMP perturbe-t-elle le travail de l’Assemblée ? 

Cela ne pose pas de problème matériel à part le fait pour certains de devoir se serrer un peu plus dans les locaux de l’Assemblée ! Mais derrière l’apparition de deux groupes à l’UMP, il y a quelque chose de plus profond. C’est le fait qu’il y a bien aujourd’hui deux lignes idéologiques au sein de l’UMP camouflées derrière une guerre des chefs. À eux de gérer cela. Et à nous de faire avancer les grands chantiers de la législature pour reconstruire le pays et réinstaller la justice et le progrès social.

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