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Déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques

La revue de presse:

 

Claude Bartolone était samedi 24 novembre en déplacement en Pyrénées Atlantiques. Il a répondu aux questions de La république des Pyrénées.

-Dans le contexte économique et politique actuel, quel message comptez-vous délivrer aux militants socialistes réunis à Navailles-Angos

– Je leur dirai qu’ils ont été les acteurs fantastiques du changement. Et que maintenant ils doivent être les ouvriers irréprochables de la reconstruction. C’est ce travail qui nous attend pour répondre aux préoccupations économiques, sociales, environnementales des Français.

– L’Assemblée nationale a connu en juin dernier un fort renouvellement. Est-ce un atout ou une source de difficultés pour le travail législatif?

– C’est un atout. On le voit bien dans votre département. Avec cinq députés sur six, membres du parti socialiste, on peut s’appuyer sur des parlementaires chevronnés tels que David Habib et Martine Lignières-Cassou. Ils connaissent parfaitement les arcanes du Palais Bourbon. Ils se sont montrés, tout de suite, très actifs. Nathalie Chabanne, Sylviane Allaux, Colette Capdevielle ont très vite pris leurs marques. Elles effectuent, notamment en commission, un travail remarqué.

-Faut-il sanctionner les députés de la majorité qui, comme Nathalie Chabanne sur le traité européen, ne respectent pas la discipline de vote de leur parti?

– Sur cette question là, j’ai souhaité qu’il y ait beaucoup de souplesse. La question européenne a toujours divisé les socialistes. Et ce n’est pas quelqu’un qui a voté non au traité sur la constitution européenne qui va faire la morale à des députés qui ont pu avoir des doutes sur cette question.

Dans cette affaire, nous étions dans une situation particulière: il s’agissait d’un engagement très précis du Président de la République. C’est pourquoi j’ai plaidé pour un vote de confiance. Certains ne l’ont pas fait. J’espère que c’est un moment qui ne se reproduira plus pendant la législature.

– David Habib est appelé à devenir l’un de vos vice-présidents à l’Assemblée Nationale. Comment se prépare-t-on à cette responsabilité?

– Pour être un bon vice- président, il faut être convial, apprécié de ses collégues de la majorité, comme de l’opposition. Il faut aimer l’Assemblée: cela se ressent dans la conduite des séances. Etre capable de bien apprécier les moments où il faut laisser du temps à la discussion et ceux où il faut reprendre les choses en main. Et enfin être un député chevronné qui connait l’importance des débats parlementaires et des différentes sensibilités qui peuvent apparaitre sur tel ou tel texte.

– Un député peut-il assumer correctement son mandat en étant en même temps à la tête d’une collectivité?

– Je ne veux pas simplement dire aux députés: « vous ne pourrez, plus exercer la responsabilité d’ un exécutif». Je préfère augmenter le travail qu’ils auront à effectuer à l’Assemblée Nationale, pour que d’eux-mêmes ils touchent du doigt cette incompatibilité entre le travail parlementaire et la responsabilité d’une collectivité. Je veux en finir avec une Assemblée conçue pour être soumise à l’exécutif. Je veux, au contraire muscler l’Assemblée nationale, en termes de contrôle, de proposition, d’évaluation, de réflexion sur l’évolution de la société française. Et chaque parlementaire en tirera de lui-même les conséquences.

– La question d’un statut spécifique pour le Pays basque peut-elle ressurgir à l’occasion du débat à l’Assemblée sur la réforme territoriale?

-Je ne crois pas. Marilyse Lebranchu a annoncé au congrés de l’associaiton des maires de France que dans la loi décentralisation il n’y aurait rien de spécifique pour le Pays basque. Cela signifie qu’il n’est pas envisagé de collectivité à statut particulier. En revanche il est possible d’examiner la réforme d’outils existants, tels que les «pays».

– Le débat sur le mariage homosexuel fait-il partie des priorités de l’ordre du jour de l’Assemblée?

– Oui. Ce sera un débat important. Je le dis souvent aux députés: nous ne sommes pas que les experts comptables de la République pour lutter contre les déficits incroyables qui nous ont été légués. Nous sommes là aussi pour faire bouger le pays socialement.

Propos recueillis par Hubert Bruyère

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