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Déplacement en Saône et Loire

La revue de presse:

Claude Bartolone répond à une interview publiée dans « Le journal de Saône et Loire ». Vous pouvez retrouver l’interview ci-dessous ou sur le site du journal.

Depuis 6 mois, Claude Bartolone occupe « le perchoir ». Le président de l’Assemblée nationale est aujourd’hui en visite dans le département.

Vous êtes à la tête de l’Assemblée depuis 6 mois. Quel bilan faites-vous des travaux législatifs ? Les choses vont-elles assez vite ?

Depuis le début de cette législature, le gouvernement a souvent fait travailler le Parlement dans l’urgence. Il faut que les parlementaires aient maintenant le temps de peaufiner les lois. Bien sûr, en début de mandat, c’est logique de vouloir aller vite, mais aujourd’hui, il faut se donner le temps de travailler plus sereinement. Mitterrand nous invitait souvent à « donner du temps au temps ». Donnons-en aussi aux parlementaires.

On a reproché aux députés de la majorité précédente d’être godillots. Ne peut-on pas craindre la même chose de la gauche quand on voit, par exemple, que beaucoup ont voté le TSCG qu’ils désapprouvaient ?

Je ne crois pas. Les députés de la majorité ont une feuille de route, ils ont été élus sur les propositions de François Hollande. Il est donc normal qu’ils soutiennent et accompagnent sa politique. Sur le traité européen, il n’y a aucune différence entre les propositions du candidat Hollande pendant la campagne et le texte présenté à l’Assemblée. François Hollande promettait une réorientation, il l’a obtenue.

On sent la majorité frileuse sur certaines promesses : le droit de vote des étrangers, le mariage pour tous…

Nous ne voulons pas simplement promettre, nous voulons surtout tenir nos engagements ! Sur le droit de vote des étrangers nous n’avons pas la majorité des 3/5. Il nous faut trouver le temps pour convaincre des élus de droite et du centre. Pour les étrangers installés en France depuis longtemps, ne pas pouvoir participer à la vie locale est une violence. Ce sentiment est encore plus grand dans les yeux de leurs enfants qui, eux, sont Français. Il faut prendre le temps pour que ce message passe. Sur le mariage pour tous, François Hollande a bien fait de préciser ses propos sur « la liberté de conscience » : il n’y aura pas une commune de France où le mariage entre deux personnes du même sexe sera impossible.

L’élu socialiste que vous êtes se réjouit-il de ce qui arrive en ce moment à l’opposition UMP ?

Non, ce chaos n’est pas une bonne nouvelle pour la France. La démocratie aime l’équilibre, et nous avons besoin d’une majorité qui travaille, mais aussi une opposition qui critique et fait entendre sa voix. Car si la démocratie aime l’équilibre, la nature a l’horreur du vide : il ne faudrait pas qu’une autre force politique vienne combler le vide qu’a créé la droite ces derniers jours…

Vous pensez au Front National ?

Oui, bien sûr. Je suis attentif aux dangers du populisme. Surtout en période de crise qui favorise toujours la montée des populismes et des extrêmes.

Certains députés cumulent encore leurs mandats parlementaires avec un exécutif local, c’est notamment le cas de votre vice-président, le député-maire de Chalon, Christophe Sirugue, cette situation est-elle tenable ?

Je veux rendre hommage à Christophe Sirugue qui honore ses mandats avec beaucoup de passion et d’efficacité. Le non-cumul est une perspective inéluctable. Mais cela ne doit pas être ressenti comme une sanction par les élus. Président de l’Assemblée, je veux démontrer à chacun des députés que la fin du cumul doit aller avec le renforcement de leur pouvoir de proposition, de contrôle de l’exécutif et d’évaluation des politiques publiques. C’est pour cela que, dès septembre, j’ai demandé à l’exécutif, la suppression de 30 % des « comités Théodule » pour que l’Assemblée rapatrie ce travail en son sein. Pour réussir le non-cumul, il faut muscler l’Assemblée. C’est la mission que je me suis donnée.

Vous êtes reçu aujourd’hui par Thomas Thévenoud, député récemment élu, que l’on a vu en première ligne sur la question de la TVA. Quel regard portez-vous sur ce « débutant » de l’Assemblée ?

Je ne viens pas le voir par hasard. Je connais Thomas depuis longtemps, j’ai suivi son parcours de jeune militant, puis de responsable politique local et aujourd’hui de député. Je suis admiratif de la place qu’il a déjà su prendre au sein de la commission des finances de l’Assemblée nationale, ainsi que de la qualité du travail qu’il a rendu sur la question de la restauration. Il a su faire preuve de courage. Sa détermination fait déjà de lui un député chevronné de l’Assemblée nationale.

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