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Travailler plus pour gagner moins : Nicolas Sarkozy use du chantage à l’emploi pour rogner les droits des salariés.

Avec sa proposition d’accords d’entreprises « compétitivité-emploi », le Président-candidat parachève dans l’urgence et la précipitation l’œuvre de démantèlement du droit du travail engagée depuis 10 ans par la droite. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy souhaite imposer des baisses de salaires et des augmentations du temps de travail dès lors qu’une « majorité » de 30% des organisations syndicales l’aura accepté au niveau de l’entreprise.

C’est faire ainsi disparaître une des dernières protections fortes des salariés et détruire un principe de droit qui fonde les équilibres de notre République sociale.

L’ultimatum de 2 mois lancé aux syndicats, quelques jours après la pantomime du sommet social, est encore plus clair et plus cynique: acceptez des baisses de salaires ou une augmentation de votre temps de travail, sous peine de licenciement ! Cette méthode a un nom : le chantage à l’emploi. Elle a également un visage déjà connu : celui de la fermeture en 2010 de l’usine Continental de Clairoix, dont les salariés avaient pourtant accepté beaucoup de sacrifices pour sauvegarder leurs emplois jusqu’en 2012.

En opposant ainsi droit du travail et croissance, pouvoir d’achat et emploi, le Président-candidat veut faire peser sur les salariés la responsabilité de la crise. Le chômage que subissent trop de Français sera-t-il bientôt reproché à ceux qui refusent les baisses de salaires ? C’est en tout cas la rhétorique régressive qu’il utilise pour s’exonérer de ses propres responsabilités.

Il est urgent de rétablir une démocratie sociale où les accords ne dérogent pas à la loi, où la négociation dans les branches sert de cadre aux accords d’entreprises. Au lendemain du 6 mai, François Hollande renouera avec les partenaires sociaux un dialogue équilibré, régulier et rassembleur, car il n’y aura pas de grandes réformes sans une confiance retrouvée et sans une méthode constructive, qui préfère la coproduction à la convocation et la négociation à l’ultimatum.

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