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Réaction aux voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation

Alors que 73% des Français jugent négativement l’action de Nicolas Sarkozy sur l’Education (sondage Opinion Way pour Terra Nova) et que l’action du gouvernement en la matière a été essentiellement guidée par les économies budgétaires, Nicolas Sarkozy ressort les vieilles lubies de la Droite : autorité et autonomie.

Autorité des enseignants qu’il a lui-même mise à mal en envoyant devant des classes (même celles avec les élèves les plus en difficulté) des enseignants sans formation professionnelle préalable. Autonomie dont le mot est dévoyé par la droite tant elle est source d’inégalités depuis qu’elle est mise en œuvre par ce gouvernement.

Le bilan de Nicolas Sarkozy, c’est celui de l’explosion des inégalités scolaires qui fait que l’ascenseur social que constituait l’Ecole est en panne. Vis-à-vis des enseignants, ce bilan a dévalorisé leur métier. Nicolas Sarkozy veut-il encore une fois donner dans le « Travailler plus pour gagner plus » qui s’est avéré contre productif et inefficient ces 5 dernières années ?

Les enseignants ne sont pas dupes !

Les mesures nouvelles du candidat Sarkozy ont un goût amer pour tous ceux que l’Etat devrait protéger. Aux parents, le candidat de l’UMP propose la  « TVA Sociale » qui pèsera une fois de plus sur les classes populaires et les classes moyennes. Aux enfants, il propose moins d’éducation. Son projet d’une sélection précoce vers l’apprentissage en témoigne.

Dans ses vœux, Nicolas Sarkozy se vante des bienfaits de la réforme des Universités qui permettrait d’ici 5 ans d’avoir des « Universités de dimension mondiale ». Mais quelle est la crédibilité d’un Président qui fanfaronne sur la scène internationale en se targuant d’avoir quelques Universités à rayonnement international lorsque, dans son propre pays, l’égalité face au savoir est rompue. On retrouve, aujourd’hui, sur les bancs de ces Universités quelques fils d’ouvrier. Demain, leur avenir est clairement bouché si l’idéologie du candidat de l’UMP continue son œuvre de destruction de l’Ecole de la République.

Alors que le poids du facteur social est de plus en plus déterminant, c’est d’un nouveau pacte éducatif dont la Nation a besoin.

Dans mon département, 27% des jeunes sortent du système éducatif sans qualification. Ici, la politique de la Droite en matière d’Education a une conséquence : laisser des pans entiers d’une génération sur le bord du chemin. Nous avons besoin d’une nouvelle ambition qui s’attaque aux inégalités sociales à l’Ecole et fait de la lutte contre l’échec scolaire une grande priorité. L’autorité des enseignants, c’est la relation de confiance que ces derniers établissent par leur pratique pédagogique. L’autonomie ne peut être uniquement celle des équipes éducatives qui répondent aux besoins de tous les élèves. Pour ce faire, nous avons besoin des 60 000 postes de François Hollande, tant raillés par le président-candidat. On ne fait pas mieux avec moins !

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