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Le DALO, pire qu'une promesse non tenue, un mépris à l'égard de ceux qui souffrent

Le président Sarkozy ne sait pas additionner, il sait seulement soustraire. Depuis 2007, on a pu voir la proclamation d’un nouveau droit au logement pour les français rester lettre morte. Dans son rapport 2011, le comité de suivi du DALO confirme que ce droit n’a pas seulement été ignoré, il a aussi été bafoué. Pour faire du chiffre, plutôt que de construire des logements, le Gouvernement a préféré les mises à la rue et les expulsions. Que faut-il conclure lorsque tous les acteurs du logement, du président du Conseil National de l’Habitat aux enfants de Don Quichotte, sont unanimes sur l’incurie du Gouvernement Sarkozy ? En 2010, le comité de suivi de la mise en œuvre du droit au logement opposable titrait son rapport : « l’Etat ne peut pas rester hors la loi ». Le constat, un an plus tard, c’est que le Gouvernement fait fi de la loi. C’est là plus qu’un manque, c’est une faute.

Le logement est avec l’emploi l’une des grandes préoccupations des Français. Avec une augmentation irrépressible du taux de chômage et la dégradation continue de la situation du logement depuis cinq ans, il est clair que Nicolas Sarkozy n’a souhaité répondre à aucune d’entre elles. Dans les mois qui viennent, il faut tout faire pour que cette situation prenne fin. La Seine-Saint-Denis et d’autres départements d’Ile-de-France ne tiendraient pas, pour leur part, un nouveau quinquennat avec la situation dégradée que leur laisse le Gouvernement sur le logement et l’hébergement d’urgence. Nous ne devons plus accepter en République que des mères isolées, des jeunes, et des familles de plus en plus nombreuses soient condamnés à l’errance et à la rue. Déjà en juin dernier, j’avais avec Bertrand Delanoe et Christian Favier tiré la sonnette d’alarme sur le drame humain quotidien que vivent nos départements et les plus fragiles d’entre leurs citoyens.

Inclure les exclus, sortir les ménages modestes de l’alternative entre relégation et éloignement, soutenir les classes moyennes et faciliter l’accès des jeunes au logement : voilà les objectifs qu’une politique du logement digne de ce nom doit poursuivre. Nous le savons, pour soulager le million de Français qui ne sont ni occupants en titre ni co-résidents, il nous faut tenir un objectif de construction de 150 000 logements sociaux par an. Pour donner aux près de 90 000 sans abri les moyens de la dignité et l’espoir de l’intégration, nous ne pourrons nous contenter des dérisoires 13 000 places d’hébergement d’urgence disponibles dans le pays. Nicolas Sarkozy promettait en 2007 la rupture et l’accès à la propriété, il n’a amené que l’aggravation de la précarité et les expulsions. Le seul choix politique possible est de rompre avec cette politique là. Ce choix est celui des socialistes et des forces de gauche, et c’est celui que nous devons imposer en mai prochain.

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