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Une rentrée scolaire en trompe l'œil

Lundi, le ministre de l’Éducation Nationale a joué une partition désormais connue : malgré les suppressions massives de postes, il tient à rassurer les parents « chaque enfant aura ce matin un enseignant ».

Et, force est de constater qu’avec le dévouement et le savoir-faire des équipes administratives et pédagogiques, la rentrée scolaire dans les établissements des villes de la circonscription où je suis élu, s’est déroulée – en apparence – dans de bonnes conditions.

Mais les apparences sont parfois trompeuses. Avec les 14 000 suppressions à venir en 2012, quelques 80 000 postes auront disparu au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Par conséquent, de nombreuses fermetures de classes sont à déplorer dans le primaire comme dans le secondaire alors même que les effectifs augmentent chaque année. Ce lundi, il y avait donc plus d’élèves devant chaque enseignant.

On est en droit de s’interroger sur les marges de manœuvre dont disposeront les Inspecteurs d’Académie pour remplacer les professeurs absents, si ce n’est par le recrutement en urgence de jeunes étudiants sans formation ni expérience.

L’expérience des années précédentes n’est d’ailleurs pas faite pour nous rassurer…En 2010, une classe de CE1 de l’école Joliot-Curie de Pantin a notamment vu se succéder 18 enseignants différents en 17 mois alors que, chaque jour, 13 classes se trouvaient sans enseignant dans cette même commune. Depuis 4 ans, les exemples se multiplient dans notre département si bien que des parents d’élèves ont saisi la HALDE pour « discrimination territoriale » quand d’autres formaient des recours en indemnisation devant la justice administrative pour défaillance dans l’organisation du secteur public.

En cette rentrée 2011, c’est la suppression de nombreux emplois de vie scolaire, nécessaires au bon fonctionnement des écoles, qui inquiète tout particulièrement en Seine-Saint-Denis. La plupart des directeurs d’écoles doivent désormais assumer seuls les missions pédagogiques et administratives.

Il serait temps que le gouvernement s’applique la leçon que l’on donne souvent à nos enfants : « il ne suffit pas d’une rentrée réussie, mais il faut poursuivre ses efforts tout au long de l’année ».

Face à cette politique irresponsable, nous devons avoir de nouvelles ambitions pour notre système éducatif. L’École doit retrouver son rang de grande priorité nationale tant en termes budgétaires qu’en matière de projet éducatif. Les socialistes s’y engagent et le moment venu, en 2012, chacun aura la possibilité de dire au gouvernement « stop »…ou « encore ».

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