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Martine Aubry, une femme solide

Les jours passent et nous nous approchons de cette primaire – dont j’aurais préféré qu’elle soit un moment de confirmation – et de l’immense difficulté consistant à départager, dans l’unité, des personnalités toutes attachantes et toutes compétentes.

François Hollande, son intelligence et son sens de la France qui en font d’ailleurs le contraire d’un candidat normal ; Ségolène Royal, le souvenir de la campagne de 2007 et des foules sentimentales qu’elle levait alors ; Montebourg et Valls, que les observateurs ont tort de qualifier de « petits » candidats tant les questions qu’ils versent au débat, notamment sur la démondialisation et l’ordre républicain, sont grandes.

Mais le fait est qu’il faut choisir.

Pour cela, une approche : regarder la France telle qu’elle est dans cette période exceptionnelle et se poser quelques questions. Qui peut remporter cette primaire sans fracturer le parti socialiste dont l’unité sera un instrument de la victoire aux présidentielles ? Qui sera capable de rassembler la gauche en préférant l’harmonie de projet à l’hégémonie de parti ? Qui aura la force d’affronter Sarkozy et la machine de guerre présidentielle qui va se mettre en mouvement ? Qui saura prendre les décisions importantes, notamment dans les cent premiers jours, pour installer une présidence sociale ?

Ma réponse, c’est Martine Aubry, parce que Martine Aubry est une femme solide !

Une femme solide dans le combat car on connaît les qualités de guerrière qu’elle sait mettre en avant quand la compétition est âpre – et elle le sera face à la droite. Une femme solide sur les valeurs parce qu’elle ne s’est jamais écartée des balises que sont le vivre-ensemble, le goût des autres et de la justice. Une femme solide dans la décision car le courage ne lui a jamais manqué à chaque fois qu’il a fallu réformer dans le sens du progrès – qu’il s’agisse des acquis sociaux qu’elle a installés comme numéro deux du gouvernement Jospin ou des politiques innovantes qu’elle a mises en place comme maire de Lille.

Dans ce chaos économique, social et environnemental, rien ne serait pire que d’ajouter le choc politique qui verrait Sarkozy présider la France cinq années supplémentaires. Ce coup-ci, je ne suis pas certain que la République y survive et que les Français nous le pardonnent.

Pour la primaire aujourd’hui et la campagne présidentielle demain, nous avons donc un devoir de solidité. A ce jour, seule Martine Aubry l’incarne pleinement.

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