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Les conditions sont désormais réunies pour permettre à DSK de faire triompher sa vérité

Six semaines se sont écoulées depuis la nuit blanche du 14 mai au terme de laquelle j’appelais chacun à la décence et à la patience devant l’onde de choc humaine qui nous balayait alors.

Aujourd’hui, avec les révélations du New-York Times et la liberté sur parole accordée à DSK à la demande du procureur, l’onde de choc est là, mais elle est très différente. Pas encore totalement joyeuse, mais pleine d’espoir.

En tout état de cause, c’est avec la même décence et la même patience qu’il nous faut appréhender les heures qui viennent.

La décence veut d’abord que nous oubliions, du moins le temps de quelques heures, le tempo primaire pour diriger nos pensées vers un homme, Dominique, dont on imagine bien les sentiments partagés qui peuvent le traverser, à la fois de soulagement pour l’avenir et de colère rétrospective.

Nos pensées aussi vers une femme et des enfants dont on devine un peu la bouffée d’oxygène que ce rebondissement provoque. Eux qui ont vu leur mari et père jeté en pâture devant le monde entier à l’occasion de ce qui pourrait se révéler être un Outreau à l’accent newyorkais.

Nos pensée enfin vers cette jeune femme qui demeure présumée victime, mais dont les déclarations du procureur lui-même font à présent peser de lourdes incertitudes sur la véracité de son récit.

La décence, c’est aussi de rappeler à ceux qui en ont manqué, leur faute lorsque plutôt que d’honorer la présomption d’innocence, ils ont préféré instrumentaliser cette affaire pour disqualifier la gauche toute entière en lui intentant des procès en moralité. Pour M. Sarkozy et quelques autres, que le réveil a dû être difficile…

A présent, patience. L’étau se desserre mais il n’a pas rompu. Nul ne peut prédire l’issue de cette affaire. Ce qui est certain, c’est que la défense de Dominique devient maintenant audible et qu’il vient de sortir d’une « autre prison » : celle de ce schématisme mortifère qui, il y a quelques heures encore, diabolisait l’une des parties et sanctifiait l’autre.

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