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Annonce du moratoire des fermetures de classes: un tour de passe-passe électoral

Après la police de proximité, rebaptisée « les patrouilleurs », après le revirement sur le « bouclier fiscal », Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Education Nationale annoncent aujourd’hui un moratoire sur la fermeture des classes pour la rentrée… 2012.

Comment le gouvernement va-t-il s’y retrouver ? Nicolas Sarkozy promet un moratoire sur les fermetures de classes dans le 1er degré tout en maintenant la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui prévoit le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux… De tristes calculs se dessinent : ce moratoire ne peut se faire que sur le dos des autres, les maternelles et les collèges.

Une politique court-termiste aux seules fins électoralistes

Depuis que Nicolas Sarkozy est à la tête de l’Etat, les Françaises et les Français subissent de plein fouet une politique de démantèlement de service public qui met à mal les fondements de notre République, et au premier chef, les suppressions de postes dans l’Education Nationale.

Quelle valeur accorder à ces annonces quand on sait que la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux continue d’être assumée par le Président ? Comment accorder du crédit à ces annonces lorsqu’à la rentrée 2011, 1500 classes sont supprimées dans le 1er degré ?

Pour la Seine-Saint Denis, département le plus jeune et la plus pauvre de l’Hexagone, ce ne sont pas moins de 20 postes qui sont concernés auxquels il faut rajouter les postes gelés de la RASED . Plutôt que de faire des annonces « coup de com », l’Etat devrait se soucier de remplir pleinement ses obligations, dont notamment celle d’assurer une continuité de service public en assurant le remplacement des enseignants absents.