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Interview dans le Parisien

Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, appelle de ses vœux des primaires socialistes de confirmation.

Le processus de sélection du candidat socialiste n’est-il pas en train de s’accélérer?

CLAUDE BARTOLONE. Je crois plutôt que nous sommes encore dans un entre-deux. Nous n’avons pas achevé la période de notre projet, qui sera adopté fin mai lors de notre convention nationale, et nous ne connaissons pas encore la liste définitive de ceux qui se présenteront à notre primaire. D’où cette nervosité qui prévaut actuellement. Il serait bon, alors que l’on va célébrer le 10 mai 1981, que les socialistes s’appliquent à nouveau le slogan de la force tranquille. Il faut que le calme revienne. On n’est plus au pouvoir depuis neuf ans, alors on peut attendre deux mois pour savoir exactement dans quelle condition on va aborder la présidentielle. Nous avons voulu les primaires pour nous renforcer et non pour nous affaiblir.

Vous aviez parlé à l’automne de primaires de confirmation. C’est toujours votre souhait ?

Oui. Beaucoup s’inquiètent de la multiplication des candidats à gauche au 1er tour de la présidentielle. Mais pour rassembler la gauche, commençons par montrer que nous sommes capables de nous rassembler nous-mêmes. Je ne voudrais pas, alors que tout le monde est d’accord sur notre projet, que l’on assiste à une primaire où les candidats seraient amenés à s’opposer plus sur la forme que sur le fond. La primaire n’est pas faite pour se différencier, mais pour donner envie aux Français de venir soutenir le candidat qui aura le plus de chances de gagner la présidentielle. Je suis persuadé que les sympathisants de gauche seront plus nombreux à venir voter à la primaire organisée par le PS si les choses apparaissent claires. Dans le cas contraire, ils nous diront : « Si vous avez des problèmes entre vous, réglez-les, mais ne nous demandez pas de trancher à votre place. »

Martine Aubry n’est-elle pas dans la position la plus inconfortable ?

Je ne crois pas. Elle a fait le job à la tête du parti et elle a un accord avec Dominique Strauss-Kahn pour voir qui des deux sera le mieux placé. Le moment n’est pas encore venu, elle a donc raison de dire qu’elle n’a pas renoncé.

Un collaborateur de DSK est venu le voir en Porsche lors de son passage à Paris. Cela ne fait pas très « peuple »…

On ne va pas demander à Dominique Strauss-Kahn d’être aussi responsable des voitures dans lesquelles roulent ses collaborateurs !

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