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Claude Bartolone : un Président à la conquête de la ceinture rouge

Il y a, chez Claude Bartolone, une chaleur toute méditerranéenne qui rappelle qu’il est né à Tunis dans une famille d’origine sicilienne ayant fui le fascisme… « Barto », c’est l’histoire d’un engagement et de rencontres, de 1974 à aujourd’hui, de la courte défaite du candidat d’Union de la Gauche à la présidentielle, François Mitterrand, à la victoire de l’actuel président du Conseil général de Seine-St-Denis, premier socialiste à exercer la fonction. Il suffit de passer une journée avec lui entre Clichy et Montreuil, St-Denis et St-Ouen, au coeur d’une bataille électorale particulièrement difficile, pour mesurer la combativité du premier des socialistes du 9-3. Aimable avec chacun, peu enclin à susciter la distance, connaissant impeccablement ses dossiers, le président du Conseil général suscite immédiatement l’intérêt de ses concitoyens.

Longtemps, la Seine-St-Denis fut une terre communiste, la « ceinture rouge » c’était un héritage, une histoire, une symbolique. La Seine St-Denis, c’était le « communisme municipal », la Fête de l’Humanité et le souvenir du « parti des 100 000 fusillés ». Au milieu de la ceinture rouge, une ville devient socialiste en 1977 : le Pré St-Gervais avec Marcel Debarge. Le Pré St-Gervais, Debarge, Bartolone, c’est une histoire de fidélité, une construction politique originale entre Paris la chiraquienne et les citadelles municipales communistes. Fidèle soutien de Marcel Debarge, Claude Bartolone est d’abord son adjoint puis lui succède à la mairie du Pré. En 1979, il devient conseiller général du Pré-St-Gervais. Passion pour l’action politique, fidélité à une ville, voilà deux puissants ingrédients du parcours de Claude Bartolone.

C’est en effet là, au Pré St-Gervais, que Claude Bartolone a fait ses premiers pas en politique : il n’a alors pas vingt-cinq ans, il s’engage pour le PS de l’Union de la Gauche en 1974 et entre au conseil municipal trois ans plus tard. Repéré par François Mitterrand, celui qui avait découvert la politique au lycée Turgot monte un par un les échelons de la vie d’élu et de responsable du Parti socialiste. Étudiant en mathématiques et en physique, il intègre l’industrie pharmaceutique avant d’être élu. Ce cursus honorum le conduit au Palais Bourbon en 1981, où il a toujours été réélu, mais aussi au gouvernement sous la direction de Lionel Jospin, où il est ministre de la Ville. Cette expérience ministérielle, enrichie par celle d’élu de Seine St-Denis, lui donne une dimension supplémentaire et l’éloigne de la trop facile image d’homme d’appareil…

Claude Bartolone, premier des socialistes du 9-3, a compris très tôt que l’Union de la Gauche ne se bâtissait pas dans la peur de l’affrontement avec les partenaires de gauche. Dans un département ancré dans la tradition communiste, où la droite dure tentait d’incarner l’alternative (sous la domination de Robert Pandraud), Claude Bartolone fait le pari de l’alternance à gauche et gagne la majorité au Conseil général en 2008… Vieille fidélité aussi que celle qui l’unit à Laurent Fabius, rencontré en 1980. Les deux hommes partagent la même admiration pour François Mitterrand, la même idée du socialisme et un fort attachement aux idées républicaines. Depuis trente ans, les deux hommes travaillent côte à côte… Désormais président d’un Conseil général pourfendeur du retrait de l’État, Claude Bartolone poursuit dans la ligne qui est la sienne : démontrer que, sur un territoire en pleine mutation comme la Seine-St-Denis, dans le respect mais la franchise avec ses partenaires, une politique innovante peut-être menée à gauche.

Gaël Brustier