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Interview dans Libération: "Rien ne sert de provoquer pour exister"

Les polémiques des derniers jours ont montré l’extrême inflammabilité du terrain socialiste. N’est-ce pas de mauvais augure pour la primaire ?

« Nous devons nous respecter les uns les autres. Et c’est d’autant moins difficile qu’aujourd’hui, les Français connaissent tous nos candidats. Rien ne sert de provoquer et de se démarquer pour exister. Nous maîtriser relève de notre intérêt. Des comportements fratricides mettraient en marche la machine à perdre. »

Estimez-vous, à l’instar de Jean-Christophe Cambadélis, qu’il y a trop de candidats?

« Qui peut dire aujourd’hui combien il y aura, effectivement, de candidats à la Primaire le 13 juillet prochain? Tant que DSK et Aubry n’ont pas fait part de leur décision, tout n’est que conjecture. En attendant, nous devons nous organiser pour gagner et non pour perdre. Lorsque nous avons inventé les Primaires peu croyaient à une victoire en 2012. Nous savons aujourd’hui que nous pouvons gagner. La primaire n’est pas un round de désignation du candidat de 2017, ni des ministres, ni du premier secrétaire du PS»

Nombre de vos camarades, au vu de la dispersion des voix à gauche, évoquent également le risque d’un nouveau 21 avril. Qu’en pensez-vous?

« Le rôle des responsables socialistes n’est pas de pronostiquer la défaite, mais de provoquer la victoire. Nous avons entre les mains les moyens de repousser ce cauchemar : cantonales, projet, débat avec nos partenaires. Soyons à la hauteur en créant les conditions du rassemblement de la gauche. »

Celui-ci ne semble pas être gagné d’avance, notamment avec la pression de Jean-Luc Mélenchon…

« Jean-Luc adopte cette attitude car il veut aujourd’hui être désigné candidat du Front de gauche. Il ne l’est pas encore. En revanche, il invoque suffisamment Mitterrand pour savoir que pour gagner, il faut que la gauche soit rassemblée au deuxième tour. Qu’il ait envie d’être candidat, je le comprend, qu’il est aussi envie de choisir le candidat socialiste, je ne l’accepte pas»

Huit mois, cela suffira-t-il à organiser l’énorme chantier des primaires?

« C’est un vrai problème. La meilleure protection contre l’échec technique, c’est de réussir, par notre projet, à susciter l’envie d’une alternative politique incarnée par un candidat installé dans le paysage. »

Ne craignez-vous pas de voir l’année 2011 totalement occupée par les primaires socialistes, au risque de zapper les cantonales?

« Le PS doit gagner les cantonales pour préparer la présidentielle! Imaginez ce que pourrait faire Nicolas Sarkozy au lendemain d’une victoire de la droite dans les départements… Voilà pourquoi tous ceux qui affaibliront la campagne électorale seront sévèrement jugés par les élus, les militants et le peuple de gauche. Ma fédération, celle de Seine Saint Denis, vient d’ailleurs d’inviter tous les candidats potentiels ou déclarés, Aubry, Hollande, Royal afin qu’ils soient totalement au service de la campagne des cantonales. »

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