Your message has been sent, you will be contacted soon
Site de Claude Bartolone

Call Me Now!

Fermer

Le devoir de mémoire est avant tout un devoir d’avenir

Ce matin, à Bobigny, la SNCF a cédé à la municipalité l’ancienne gare de déportation, qui a vu, entre 1943 et 1944, 22 000 personnes déportées vers le camp voisin de Drancy depuis Bobigny.

Cette cérémonie est un moment important pour la France. Un nouveau pas a été fait dans la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat durant cette période de l’Histoire de France. Un pas qui permet de marginaliser encore un peu plus les mauvaises questions pour ne retenir que les bonnes.

Parmi les mauvaises, celle de la responsabilité de l’Etat français. Cette question ne fait plus débat et la République a trouvé la force d’assumer ses heures sombres.

Celle aussi de la concurrence des mémoires et des comptages macabres. La Shoah est un crime unique dans l’Histoire de l’Humanité.

Désormais, les seules questions qui vaillent regardent notre vigilance.

De quoi est capable une idéologie ? La Shoah nous enseigne que des idées peuvent être des armes dès lors qu’elles utilisent les ressorts de la peur et du bouc-émissaire.

Le silence peut-il tuer ? Nous savons désormais que se taire face à l’intolérable constitue la plus lâche des complicités.

Faut-il résister lorsque tout semble perdu ? Les milliers de Justes que compte notre pays, qui ont risqué leur vie pour cacher des Juifs, sont autant de raisons de croire que la volonté de quelques hommes et la force de quelques idées peuvent contrarier la fatalité.

Le devoir de mémoire est avant tout un devoir d’avenir. Le perpétuer est la première responsabilité de tous les Républicains.

Étiquettes: