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Un coup d’accélérateur aux politiques éducatives de la Seine-Saint-Denis

Logo Seine-saint-denis.frLe 17 octobre dernier, j’ai proposé au vote de l’assemblée départementale un plan exceptionnel d’investissement pour les collèges de la Seine-Saint-Denis.

Les élus communistes et UMP-Nouveau Centre ont décidé de pratiquer la politique de la chaise vide. Grâce à la mobilisation des élus socialistes, ce plan a été adopté. Il est le signe de l’attention et du respect que le département porte à sa jeunesse. Aujourd’hui avec ce plan, nous avons souhaité donner un coup d’accélérateur aux politiques éducatives du Département. D’un montant de 703 Millions d’euros sur 5 ans, ce plan triple l’effort d’investissement du département pour les collèges. Il s’attaque au dur mais aussi à ce qui s’y fait : 21 collèges construits, reconstruits ou rénovés, 29 millions pour des travaux de modernisations des collèges, 29 millions pour l’équipement numérique, 12 gymnases et 9 cuisines centrales, 3 internats. Après avoir fait entrer la culture avec le programme Arts et Culture au collège, nous révolutionnons les pratiques pédagogiques et éducatives en plaçant le sport et le numérique au cœur de notre projet.

Parce que l’argent c’est le nerf de la guerre, j’ai souhaité asseoir ce plan sur un plan de financement crédible et innovant. Depuis 2 ans, les socialistes ont œuvré pour revenir à une gestion saine et rigoureuse. Nous avons retrouvé de la crédibilité auprès des établissements bancaires publics et privés. C’est ce qui permet aujourd’hui de réaliser un Grand emprunt départemental auprès des banques pour financer la moitié de ce plan. Cet emprunt est complété d’un partenariat public-privé pour la moitié des opérations qui permet de raccourcir les délais de livraisons et de continuer d’investir vite dans l’éducation tout en poursuivant la sécurisation des finances du département. Ce programme de financement assure la crédibilité de nos annonces sur les collèges.

En ne siégeant pas lors de cette séance exceptionnelle, les élus communistes refusent d’assumer le retard accumulé ces dernières années. Retard sur la pression démographique et sur l’état de délabrement de notre patrimoine scolaire. Mais retard aussi sur la modernité de gestion : l’état de nos finances nous faisait passer pour des guignols auprès de nos partenaires financier et rendait impossible toute mobilisation massive en direction des collèges.

Les élus de droite, eux, n’admettent pas de voir la Seine-Saint-Denis aller de l’avant grâce aux politiques portées par les élus socialistes sur le Département.

Les élus communistes et de droite me reprochent un manque de concertation. Il aurait fallu reporter le vote de ce plan pour discuter de l’opportunité d’y mettre tel ou tel collège. Mais, dans ces 21 collèges, les équipes éducatives, les parents et les élèves attendent une rénovation ou une construction depuis belle lurette ! Ils nous reprochent aussi d’avoir fait voter un budget de révolte en avril dernier et de proposer aujourd’hui cet investissement important. Mais, l’étranglement financier des collectivités reste tout à fait d’actualité. Le budget de révolte voté par le Département de la Seine-Saint-Denis a été une prise de conscience nationale de cette situation. Le combat continue mais réclamer à l’Etat notre dû ne doit pas nous exonérer de prendre nos responsabilités.

Enfin, les élus communistes semblent s’offusquer du recours au partenariat public-privé. Au-delà du fait qu’ils ont eux même fait appel à des PPP ici et là, est ce que je dois abandonner la moitié des opérations proposées de reconstruction au nom d’un dogme ? L’assaut du privé que les socialistes combattent, c’est celui de la place que prend peu à peu l’école privée créant ainsi une école à 2 vitesses.

Evidemment, malgré les efforts des collectivités, l’Ecole reste une compétence de l’Etat.

Ce dernier ne peut pas de dédouaner de sa responsabilité. 50 000 postes supprimés depuis 2007 : comment ne pas penser qu’il s’agit d’une volonté délibérée d’assécher le service public d’éducation ? On ne pourra jamais faire mieux et plus d’éducation avec moins d’enseignants !

Mais, les collectivités doivent montrer l’exemple quand l’Etat est défaillant. Et, demain, la gauche devra mettre l’Education au cœur de son projet. En adoptant ce plan, je suis fier de pouvoir poser les 1ères pierres de la reconquête du service public d’éducation en Seine-Saint-Denis !

Pour lire mon discours lors de cette séance, rendez-vous ici.

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