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Places d’hébergement d’urgence: le gouvernement fait des économies sur le dos des plus pauvres

Réduction du nombre de places d’hébergement d’urgence : encore une fois, le gouvernement fait des économies sur le dos des plus pauvres.

Alors que 10 millions de personnes subissent de plein fouet la crise du logement et que l’on dénombre plus de 100 000 sans abris, le ministre du logement vient de décider au cœur de l’été de supprimer 600 places d’hébergement d’urgence dans le département de Seine-Saint-Denis, le plus pauvre de France. Il s’agit d’une décision parfaitement scandaleuse mais surtout lourde de conséquence pour la Seine-Saint-Denis, qui paye déjà un très lourd tribut à la crise économique et sociale que ce soit en terme d’emploi, de précarité et de logement.

Le 115 de Seine-Saint-Denis assurait l’hébergement de 1500 personnes chaque nuit l’année dernière. Le gouvernement s’est-il demandé, ne serait-ce qu’un instant, ce que vont devenir les 600 personnes qui ne seront désormais plus prises en charge l’hiver prochain, lorsque le froid aura repris ses quartiers ?

Je me souviens très bien de la promesse du candidat Nicolas Sarkozy : « je veux si je suis élu président de la République que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid. ». Bien sûr, le gouvernement n’est plus à un reniement près mais cette décision ne va faire qu’aggraver une situation qui, on le sait, est déjà intenable pour les services sociaux et les collectivités locales.

Je veux donc aujourd’hui tirer la sonnette d’alarme et demande au gouvernement de revenir sur cette décision choquante. Le Conseil général de Seine-Saint-Denis, tout comme la plupart des communes de ce département sont d’ores et déjà confrontés à une demande toujours croissante de financement de nuitées d’hôtel de la part de familles avec enfants sans domicile. Nous avons répondu à ces demandes au prix d’un alourdissement considérable des charges pesant sur les finances départementales (le Département a dépensé pour l’hébergement plus de 7 millions en 2009 contre 5 millions en 2006). Si le gouvernement maintient sa décision, le Conseil général ne sera pas en mesure de se substituer à l’Etat, une fois de plus, et ce sont 600 ménages qui risquent de se retrouver sans solution d’hébergement.

Il est temps pour le gouvernement de prendre ses responsabilités en matière d’hébergement d’urgence et de cesser de considérer la Seine-Saint-Denis comme une variable d’ajustement sociale.

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