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Interview dans France soir: "Sarkozy souffle sur les braises"

J’ai répondu à une interview dans France soir que je vous propose de lire ci-dessous:

France-Soir: Diriez-vous, comme Marianne, que le président Sarkozy est un « voyou de la République ?

Claude Bartolone. Ce ne sont pas mes mots. Mais j’ai, il est vrai, une haute idée de la République. Et cette idée, je crois qu’elle est gravement menacée. Depuis qu’il est au pouvoir, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse d’insulter ici un pêcheur, là un agriculteur ou encore les habitants des quartiers. Un tel comportement n’ est pas sans conséquences graves sur l’image de notre République et de ses dirigeants. Le Président porte une grande part de responsabilité dans cette dérive verbale.

F.-S. Etes-vous d’accord avec Michel Rocard, qui ose un parallèle avec l’époque nazie et le gouvernement de Vichy ?

CB. Quand on voit comment Rocard a tendu la main à Sarkozy depuis 2007 (il a accepté quelques missions présidentielles, NDLR). on mesure, à travers ses propos, la déception qui est la sienne aujourd’hui. Il faut dire que le rejet de l’autre, tel qu’il est prôné par le gouvernement, fleure bon l’extrême droite.

F.-S. Comment expliquez-vous que le débat actuel sur l’insécurité soit si délétère ?

CB. Le Président souffle, de manière calculée, sur les braises d’un pays malade qui a voté Le Pen en 2002. Il essaie de masquer les échecs économiques et sociaux de sa politique et de faire écran sur l’affaire Bettencourt-Woerth. Il est effrayé par l’idée d’un 21 avril à l’envers, qui mettrait aux prises la fille Le Pen et le candidat socialiste au second tour de la présidentielle 2012. La droite est tellement morcelée aujourd’hui qu’il fait de la propagande pour rassembler les siens et capter l’électorat du Front national qui s’est détourné de Jui.

F.-S. Mais le PS est en retrait sur cette question…

CB. Ce procès est totalement injuste. La lutte contre l’insécurité est un pouvoir de l’Etat. Or nous ne sommes pas au pouvoir. Nos élus subissent sur le terrain, au quotidien, les conséquences de la politique insignifiante du gouvernement sur cette question. Comment le ministre de l’Intérieur peut-il penser qu’il convaincra les Français de son efficacité en faisant simplement une croix sur ses vacances et en durcissant ses propos ? C’est d’une grande politique de sécurité dont la France a besoin, pas de mesurettes et d’effets d’annonce au gré des drames survenus.

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