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Conférence de presse de Brice Hortefeux à Bobigny: beaucoup de bruit pour rien

Le gouvernement tente de camoufler l’étendue de son échec en matière de sécurité en multipliant les déplacements, les visites de terrain ou les conférences de presse, comme celle tenue aujourd’hui par Brice Hortefeux dans mon département à Bobigny. Mais toute cette agitation du ministre sonne aujourd’hui comme un aveu d’impuissance et témoigne d’une certaine fébrilité de la part du gouvernement qui sent bien que la situation commence à lui échapper. Et la droite est aujourd’hui tellement dépassée, déboussolée qu’elle en est réduite à dénoncer « l’autre », c’est-à-dire l’étranger, le métèque, le rom, en tentant de faire croire aux français qu’à coups d’évacuation musclée de gens du voyage, de reconduite à la frontière, le gouvernement réussira à résoudre durablement les problèmes de délinquance que nous rencontrons, en particulier dans les quartiers populaires.

Mais toutes ces gesticulations, ces coups de menton ne font plus illusion. Cela fait 8 ans que la droite nous fait son cinéma, à grand coup de déplacements ministériels, de déclarations tonitruantes, de mise à l’index de telle ou telle partie de la population. Le gouvernement croit que par l’annonce de mesures d’exception, par ailleurs totalement inefficaces et inapplicables, il va pouvoir faire oublier son echec. Mais contrairement à ce que certains sondages, habilement instrumentalisés par la droite, tentent de faire croire, les français ne sont plus dupes de ce gouvernement, de ses « coups de com » et de ses résultats catastrophiques en matière de délinquance.

La preuve en est à l’occasion de cette « énième » conférence de presse du ministre de l’Intérieur à Bobigny. Derrière les « moulinets sécuritaires », rien n’est dit sur les sur les 2800 postes qui doivent être encore supprimés cette année dans la police et la gendarmerie, rien n’est dit sur les 400 postes de policiers manquants en Seine-Saint-Denis, rien n’est dit sur les conditions de travail de plus en plus dégradées des policiers, qui doivent faire face à des tirs à balles réelles, rien n’est dit sur le manque cruel de moyens mis à la disposition de nos tribunaux, rien n’est dit sur la situation de nos quartiers, la déscolarisation des mineurs, l’errance des jeunes adultes sortis du systeme éducatif sans diplôme, la baisse des crédits de la politique de la ville en faveur des associations.

Alors, oui les français ne sont plus dupes de ces mises en scène et j’appelle le gouvernement à préférer enfin, la politique de fond, à la communication, qui finit par décrédibiliser totalement la parole politique. Les élus socialistes, inlassablement présents sur le terrain, sont prêts à remplacer le moment venu, la politique de communication sécuritaire par une politique de réelle sécurité dont a besoin toute la population.

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