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« Alors, Claude, député ou président du département ? »

Depuis près d’un an, avec la décision importante de Martine Aubry d’engager le parti socialiste sur la voie du non-cumul des mandats, celles et ceux qui s’intéressent à la chose publique me posent cette question : « Alors, Claude, député ou président du département ? »

La question est simple, directe. La réponse, un peu plus complexe. Pourquoi ? Parce que la politique ce n’est pas l’entreprise et le mandat électoral ce n’est pas un job. On ne choisit pas son mandat comme on tranche entre deux offres d’emploi. Mon contrat, c’est le suffrage universel. Mon patron, ce sont les électeurs.

Alors, à situation complexe, réflexion simple : je veux être utile. Utile aux habitants de la Seine-Saint-Denis auxquels j’ai toujours été fidèle quel que soit le mandat que j’ai exercé. Utile à l’organisation politique qui me fait confiance. Partant de là, tout devient clair.

Jusqu’en 2012, la question du choix ne se posera pas puisque mon canton ne sera renouvelable qu’en 2014. Quoiqu’il arrive, si les électeurs réitèrent leur confiance aux socialistes, je resterai président du Conseil général pour poursuivre la bataille contre l’Etat, assainir la gestion du département et préparer l’avenir de la Seine-Saint-Denis en matière d’éducation, de sécurité et de développement économique.

En revanche, en 2012, à l’occasion des élections législatives, je serai concerné par la règle de non-cumul des mandats. Il faudra donc choisir. Là, j’écouterai ce que me diront mes camarades et j’irai là où je serai le plus utile aux Français. Ou bien la gauche remporte l’élection présidentielle et redonne toute leur autonomie aux collectivités locales : dans cette hypothèse, je serais bien plus utile à la présidence du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Ou bien la droite est reconduite à l’Elysée et acte définitivement la fin des départements : je serais alors plus utile comme député.

« Où ça ? », me direz-vous. En effet, le tripatouillage électoral aux ciseaux de boucher auquel s’est livré le gouvernement va aboutir au redécoupage de ma circonscription. Il faudra donc faire un choix supplémentaire. Un choix à la fois « crève-cœur », source d’inquiétude et évident.

« Crève-cœur » car Pantin a été retirée de ma circonscription pour rejoindre Aubervilliers. J’aime cette ville et je la suis depuis toujours avec beaucoup d’attention, singulièrement depuis que les socialistes en tiennent les rênes. Quoiqu’il arrive, je continuerai à me mettre au service de sa mutation engagée.

Source d’inquiétude aussi, parce que la situation politique de Bagnolet – ville également soustraite à ma circonscription – me préoccupe beaucoup. Là aussi, je me tiendrai tout près des socialistes pour donner un nouveau souffle au rassemblement de la gauche à Bagnolet et faire enfin grandir cette ville qui regorge de potentiels.

Mais au final, un choix évident parce qu’à l’âge de 10 ans, j’ai décollé de Tunis pour atterrir au Pré-Saint-Gervais, ville dont j’ai été élu maire en 1995, et je vis aujourd’hui aux Lilas. Ma fidélité à ces deux « petits bouts de villes » m’ôte toute hésitation : si les électeurs de la circonscription du Pré-Saint-Gervais, des Lilas, de Romainville, de Noisy-le-Sec et de Bondy en décident, je resterai leur député.

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