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Brice Hortefeux: mensonges, méconnaissance et mauvaise foi

Logo Seine-saint-denis.frLe ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a déclaré ce matin que 500 policiers supplémentaires avaient été affectés à la Seine-Saint-Denis en 10 ans et que le sentiment d’abandon ressenti par les élus du département devant les actes de délinquance était de ce fait injustifié.

Mensonge.

Oui, je maintiens qu’il manque bien 400 policiers en Seine-Saint-Denis.

Ce chiffre, ce n’est pas la calculatrice biaisée du gouvernement qui me l’inspire, c’est la réalité du terrain et d’une délinquance exponentielle dans ce département : + 17,2% de vols à main armée entre 2007 et 2009, + 14,9% de cambriolages d’habitations principales…

Méconnaissance.

Oui, en 2006, le préfet Cordet tirait les sonnettes d’alarme en déclarant dans une note que le bilan des évolutions des effectifs de gardiens de la paix depuis 2002 révélait « une diminution très perceptible ».

De même, je rappelle à monsieur le ministre de l’Intérieur les propos tenus par Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, en mai 2009 lors d’une audition à l’Assemblée Nationale : «Je suis très inquiet pour mes personnels, mes moyens et mon budget. Il est programmé que la police nationale perde 4.829 équivalents temps plein (ETP) sur les trois ans à venir».

Mauvaise foi.

Monsieur Hortefeux oublie que de 1998 à 2002, il y a eu les emplois jeunes, le plan de rattrapage dans l’Education Nationale, la police de proximité, la mobilisation des finances publiques pour la Politique de la Ville… Autant de politiques publiques conduites par la gauche qui ont été systématiquement démantelées en particulier depuis 2007.

Oui, monsieur Hortefeux, vos propos sont mensongers, témoignent d’une méconnaissance du terrain, et ce n’est pas par de la polémique politicienne que vous apporterez des réponses aux habitants de la Seine-Saint-Denis.

J’invite s’il le souhaite monsieur le ministre de l’Intérieur à une table ronde avec l’ensemble des élus du département, comme je l’avais fait avec le préfet Gaudin pour confronter la réalité du terrain aux fausses certitudes ministérielles.

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