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Les visites passent, les réalités demeurent…

Le président de la République vient de se rendre en Seine-Saint-Denis pour installer le nouveau préfet et affirmer que la lutte contre les violences constitue une priorité du gouvernement.

Je suis révolté par les propos de M. Sarkozy.

Là où nous attendions des annonces sur toutes les grandes politiques publiques en matière d’éducation, de santé, de service public et de sécurité, le chef de l’Etat s’est livré à une espèce de « best of » de mesures-gadgets déjà formulées ces dernières années en matière de sécurité (vidéosurveillance, bandes, halls d’immeubles).

La réalité, c’est que M. Sarkozy est en charge de la sécurité des Français depuis 8 ans, comme ministre de l’Intérieur puis comme président de la République. Le résultat c’est l’échec cuisant, notamment en Seine-Saint-Denis où les agressions ont augmenté de 3,2% rien qu’entre 2008 et 2009. M. Sarkozy ne veut toujours pas entendre que le Préfet Cordet l’avait alerté en 2006, sur la situation du département. Sa seule réponse fut – et cela devient une habitude – de changer de Préfet.

De fait, la parole du président de la République a perdu toute valeur, et c’est bien regrettable du point de vue du respect de nos institutions.

Par ailleurs, le président de la République n’a pas pu s’empêcher d’entrer dans la polémique politicienne, invectivant les élus de la Seine-Saint-Denis suite au budget de révolte du Conseil général. Ce n’est pas digne d’un Chef d’Etat. M. Sarkozy m’a mis en cause – et quasiment menacé – en promettant que le nouveau Préfet se chargerait de remettre de l’ordre au Conseil général.

Chiche Monsieur le Président ! Pour remettre de l’ordre, je répète ma demande solennelle que l’Etat rembourse les 75 millions que l’Etat nous doit cette année au titre des transferts de charges.

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