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Il faut renouer avec les racines de la république

Les Français, quelles que soient leurs origines, leur parcours social ou la couleur de leur peau, sont les descendants de l’école de Jules Ferry et du système de santé issu du Conseil National de la Résistance. Ce sont les racines de la République, le patrimoine de la France.

Les Français attendent beaucoup de l’école et de l’hôpital parce que c’est cette croyance en le service public qui fonde le pacte républicain. C’est vrai en temps normal. C’est encore plus vrai en temps de crise sociale.

En ayant pour seul projet politique la baisse des impôts pour leur clientèle électorale, et en faisant de l’école et de la santé les variables d’ajustement de ce projet-là, Messieurs Sarkozy et Fillon rompent avec les racines de la République.

Les enseignants, parents et élèves qui manifestent ne disent rien d’autre que cela. On ne fera jamais mieux d’éducation avec moins d’enseignants. Depuis 2002, ce sont 100 000 postes qui ont été supprimés dans l’éducation nationale. L’école de la République est devenue le théâtre récurrent de drames liés à des violences scolaires. Face à cela, il ne faut pas des états généraux, il faut organiser le retour du monde des adultes à l’école, à travers un plan de création de postes d’enseignants, de surveillants, d’infirmières scolaires.

Les professionnels de la santé qui protestent ne défendent rien d’autre que les racines de la République. On ne fera jamais mieux de santé avec moins de médecins, moins d’infirmières. Entre 2006 et 2010, l’hôpital public français est passé de la 1^ère à la 10^ème place européenne. Pour les années qui viennent, ce sont 20 000 suppressions de postes qui ont été annoncées par la ministre de la Santé.

100 000 postes d’enseignants en moins, 20 000 postes supprimés à l’hôpital : c’est clair, le gouvernement a choisi de rompre avec le service public à la française.

Aujourd’hui, la gauche doit se rassembler pour incarner une opposition frontale à cette politique. Demain, lors des élections régionales, il s’agira d’adresser un avertissement au gouvernement. Après-demain, les élections présidentielles devront être l’occasion de présenter un projet alternatif qui renoue avec les racines de la République : le service public.

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