Your message has been sent, you will be contacted soon
Site de Claude Bartolone

Call Me Now!

Fermer

Continuons la mobilisation pour défendre le service public postal !

Méprisant les 2,3 millions de votants et l’extraordinaire mobilisation des Français lors de la consultation citoyenne du 3 octobre dernier, la droite passe en force et présente, cette semaine à l’Assemblée nationale, son projet de loi sur la Poste.

Le Gouvernement refuse la mise en place d’un référendum d’initiative populaire, comme nous le demandons, et ignore sa propre réforme constitutionnelle votée le 23 juillet 2008.

Cela traduit le dédain du Président de la République, du Gouvernement et des parlementaires UMP à l’égard de l’exercice démocratique et de l’expression citoyenne.

Selon le Gouvernement, la transformation de la Poste en société anonyme et l’ouverture de son capital n’entraîneront pas de privatisation. En 2004, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’économie et des finances, avait également juré que GDF ne serait jamais privatisé. On connaît la suite. L’Etat ne possède plus aujourd’hui que 35,7% du groupe GDF-Suez.

Le Gouvernement n’a manifestement pas tiré les enseignements de la crise du libéralisme et des ravages du capitalisme financier sur l’économie réelle.

Avec ce projet de loi, le Gouvernement remplace les principes d’égalité et de proximité du service public postal par les principes libéraux de concurrence et de rentabilité. Le prix du timbre pourrait à terme différer d’un département à l’autre, le courrier ne serait plus distribué partout et aux mêmes fréquences qu’aujourd’hui, enfin les foyers modestes verraient leur accessibilité bancaire se restreindre.

Mes collègues députés du groupe socialiste et moi-même poursuivrons, cette semaine dans l’hémicycle, la bataille menée depuis des mois contre la politique ultra-libérale de ce gouvernement. Les Français doivent être entendus et consultés officiellement pour décider de l’avenir de La Poste. Le service public, c’est l’affaire de tous. Exigeons ensemble un référendum !

Étiquettes: