Your message has been sent, you will be contacted soon
Site de Claude Bartolone

Call Me Now!

Fermer

Emprunts toxiques: les banques doivent prendre leur part de risques

PARIS, 10 novembre 2009 (AFP) – Le député et président du conseil général de Seine Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), va demander que les banques reprennent à leur compte les intérêts des emprunts dits « toxiques » contractés par les collectivités locales.

« Je vais déposer un amendement pour que les taux d’intérêts supportés par les collectivités locales se retrouvent dans le bilan des banques », a-t-il déclaré mardi lors d’une conférence de presse à l’Assemblée avec d’autres élus PS.

Son amendement pourrait être déposé dans le cadre du collectif budgétaire de fin d’année ou d’un futur projet de loi sur la régulation, a-t-il précisé.

Par ailleurs, M. Bartolone a répété qu’il porterait plainte contre cinq banques émettrices, si elles ne lui proposaient pas d’ici la fin du mois de revoir leurs contrats avec la Seine-Saint-Denis.

« J’ai des propositions des banques, mais des propositions sérieuses, non », a dit M. Bartolone, qui envisage une plainte au civil pour « défaut de conseils à des clients non-initiés ».

M. Bartolone affirme que son département a déjà perdu 200 millions avec les produits financiers structurés à risques (emprunts « toxiques »): « Les stocks de notre dette s’élèvent à 800 millions et les banques nous proposent de les racheter 600 millions ».

Egalement présent, le maire de Saint-Etienne, Maurice Vincent (PS), a indiqué qu’il avait assigné la Deutsche Bank en justice pour obtenir une « annulation de contrat ». Il avait indiqué le 26 octobre qu’il cherchait à faire annuler un « emprunt toxique » de 20 millions d’euros

La maire PS de Rouen, Valérie Fourneyron, a souligné que ce type d’emprunt représentait 53% de la dette de sa ville, qui a entrepris une renégociation avec les banques prêteuses.

Le taux des emprunts « toxiques » dépend de plusieurs critères (taux de change…): « Ma politique d’investissement pour l’année prochaine est liée à la parité yen/dollar », a constaté le maire PS d’Asnières, Sébastien Pietrasanta.

« Ce sont des bombes à retardement qui vont exploser entre 2010 et 2030 », a prédit le maire de Saint-Etienne.

Pourquoi les collectivités ont-elles contracté ces emprunts ? « Regardez les banquiers, avec leurs spécialistes et salles de marché, ils n’ont pas vu arriver la crise des subprimes et Madoff », a répondu M. Bartolone.

Étiquettes: