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A propos du forfait hospitalier

Le gouvernement a encore renié sa parole. « Aucun effort supplémentaire n’est prévu pour les assurés », c’est Roselyne Bachelot qui l’affirmait il y a un an alors qu’on lui demandait si le forfait hospitalier allait augmenter. Mais le Premier ministre a affirmé qu’il devrait « évoluer ». Il pourrait passer de 16 à 20 euros soit une augmentation de 25%. C’est la logique actuelle du Président de la République qui consiste à faire des cadeaux aux plus riches avec le paquet fiscal ou une amnistie déguisée pour les fraudeurs qui ont des comptes dans les paradis fiscaux, et à faire payer les classes moyennes. Mais au delà de ces considérations politiques, ce choix gouvernemental a des conséquences choquantes en temps normal et irresponsables en temps de crise. Chez les plus modestes, cela veut dire que l’on va renoncer à des soins. Pour les classes moyennes, le risque est qu’elles renoncent à prendre une complémentaire et à certains soins aussi… Je veux rappeler que 5 millions de français ne disposent pas de mutuelle. Il faut aussi imaginer que pour un patient souffrant d’une pathologie lourde impliquant des hospitalisations régulières, le coût sera très lourd d’autant plus que les franchises médicales ne l’épargnent pas non plus.

Je me souviens que lors de l’instauration des franchises, certains patients souffrant de pathologies chroniques avaient stoppé leurs traitements. Alors que les français subissent déjà fortement la crise, le gouvernement aggrave leur situation en les amenant à renoncer à des soins pour des raisons financières. La solidarité qui anime le système français est mise à mal par Nicolas Sarkozy et en tant que responsable politique je me dois de dénoncer cette entreprise destructrice.

Ce n’est pas qu’une question de gestion, mais aussi de priorité politique donnée ou non à la santé des Français.

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