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Inauguration de Vélib' aux Lilas

inauguration velib les lilas 23_06_090052Mesdames et messieurs les élus, cher Bertrand,

Mesdames et messieurs,

Je suis heureux d’être avec vous ce soir pour célébrer un heureux évènement : 7 stations, qui accueillent 150 vélos, ont vu le jour aux Lilas.

Je voudrais prendre avec vous toute la mesure de cette naissance.

Et d’abord saluer le succès immense que les Vélib’ ont rencontré depuis 2 ans. Pouvais-tu imaginer, cher Bertrand, le succès de ce projet que tu as porté avec tant d’enthousiasme et de conviction? Preuve de son succès, la fonction a adopté le nom ! Preuve de son succès plus éclatante encore, Vélib’ s’exporte ! Après Paris Plages, après la Nuit Blanche, de nombreuses capitales dans le monde cherchent à imiter le modèle parisien.

Depuis le début de l’année, une étape nouvelle a été franchie avec l’extension de Vélib’ aux communes limitrophes de Paris. Une étape de plus dans l’érosion programmée de ce mur encore trop haut : le périphérique parisien.

Ces quelques dizaines de mètres, en tranchée ou en muraille marquent le passage de Paris à sa banlieue. Les fortifications ont disparu mais le symbole demeure, puissant. Il forge les identités, génère les appartenances.

Toutes les initiatives qui auront pour conséquence de gommer cette limite iront dans le bon sens.

Le phénomène Vélib’ n’est pas isolé. Il vient à la suite de tous les projets que Bertrand Delanöe a portés, en étroite concertation avec la Seine-Saint-Denis :

P1000489Les projets de transports ; je pense bien sûr au tramway T3, qui s’attache patiemment à suturer les cicatrices urbaines ; je pense aux prolongements des lignes de métro, la ligne 12 à Aubervilliers, la ligne 11 à Montreuil, qui viennent enfin accompagner l’extension de la ville dense.

Les projets d’aménagement, autour des lieux emblématiques du franchissement : les portes de Paris. Porte des Lilas, Porte de Montreuil, Porte d’Aubervilliers, voilà les nouvelles places publiques, voilà les nouveaux lieux d’échange.

Entendons-nous bien, nous n’avons rien à perdre à tisser des liens, à recoudre des territoires morcelés. Nous ne perdrons pas nos identités, nous les croiserons pour nous en enrichir, pour fonder une nouvelle culture, la culture métropolitaine.

Vélib’ consacre l’échelle métropolitaine comme le juste périmètre des projets d’aménagement et de transport à venir. Je ne reviendrai pas sur les difficultés de tous ordres auxquelles nous avons été confrontés.

Je veux seulement saluer ici la créativité et l’obstination des villes – et au premier rang Paris – qui se sont battues pour imaginer des solutions, inventer des mécanismes financiers, combler les vides juridiques, administratifs. Sans ta détermination à mener à bien ce projet, cher Bertrand, Vélib’ restait une expérience parisienne.

L’extension de Vélib’ constitue désormais un précédent. On ne pourra plus revenir en arrière. Un problème s’est posé à nous à l’échelle métropolitaine, nous l’avons résolu ensemble.

Ce travail collectif nous a aussi permis de donner un contenu et un sens au projet métropolitain. Le Grand Paris, soyez-en convaincus, se joue dans des réalisations concrètes telles que celle que nous vivons aujourd’hui. Le Grand Paris, c’est la somme de tous ces projets qui ne tiennent pas compte des frontières mais bien des usages et des besoins. Le besoin de mobilité est l’un de ces besoins fondamentaux.

Ne nous y trompons pas, Mesdames et messieurs, l’extension de Vélib’ aux villes de banlieue n’est pas anecdotique. Un nouveau mode de transports s’est imposé.

Le Vélib’ n’est pas réservé aux pique-niques des bobos parisiens !

Avec près de 41 millions d’utilisations en 2 ans, Vélib’ s’est imposé comme un mode de transport à part entière, une véritable alternative à la voiture pour les déplacements domicile – travail et les déplacements de loisirs. D’autres pays l’ont compris bien avant nous.

Le développement durable ne relève pas de l’incantation mais de la pratique ! Il se vit au quotidien, à travers 1000 gestes simples ; lorsqu’on trie ses déchets, lorsqu’on ferme l’eau, lorsqu’on éteint les lumières inutiles.

Mais il ne suffit pas d’encourager chacun à devenir un acteur de son environnement. Encore faut-il en donner les moyens.

Il en va ainsi pour les déplacements.

On le sait, en voiture les plus petits trajets sont les plus polluants. Vélib’ autorise le choix et constitue à ce titre un vrai progrès pour la protection de l’environnement.

Nous nous sommes réunis il y a quelques semaines en Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois, pour mettre sur les rails les instances de gouvernance de Paris Métropole. Quels sont nos objectifs ?

– Trouver des réponses innovantes à des besoins fondamentaux.

– Appréhender ces besoins à l’échelle juste, sans se limiter aux frontières de tous ordres.

– Etudier les meilleures pistes de progrès en concertation étroite avec les acteurs locaux

Voilà quelle doit être notre feuille de route. Voilà comment, ensemble, nous devons construire le Grand Paris.

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