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L'UMP en flagrant délit de casse sociale

C’est par le biais d’une proposition de loi portée par le député Jean-Frédéric POISSON que Nicolas SARKOZY et son gouvernement ont décidé de déréguler un peu plus encore le droit du travail français.

Cette proposition de loi, sobrement intitulée « pour faciliter le maintien et la création d’emplois », dont l’examen débute ce soir à l’Assemblée nationale, vise notamment à répondre à la demande du patronat d’instauration d’une plus grande flexibilité du marché du travail

Elle légalise le prêt de main d’œuvre entre entreprises, actuellement interdite par la loi.

Elle encourage explicitement la mobilité des salariés et l’éclatement des collectivités de travail par l’extériorisation de la main d’œuvre avec une généralisation des groupements d’employeurs. Désormais, les salariés pourront dépendre, y compris pour ce qui concerne les collectivités territoriales, du groupement d’employeurs qui les emploiera et plus de la personne qui les dirige.

Face à la profonde crise économique que connaît le monde, l’ensemble des gouvernements libéraux européens jurait il y a quelques mois la main sur le coeur que le système libéral devait évoluer vers une plus de « flexisécurité ».

Face aux 3000 licenciements que connaît chaque jour notre pays, découper les droits de protection sociale des salariés afin de réduire la masse salariale des entreprises ne peut qu’empirer la situation. Seul un renforcement des droits des salariés, proposé par le Parti socialiste comme par la totalité des organisations syndicales, peut aujourd’hui freiner le rythme des licenciements, notamment d’origine boursière, et permettre demain de retrouver une économie compétitive.

Ce texte de loi prouve la profonde contradiction entre les discours et les actes de la droite : malgré les déclarations de bonnes intentions du Gouvernement, il dérégule le code du travail et constitue à ce titre un vrai danger de réduction de la protection des salariés.

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