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Quand un ministre méprise la justice…

De mémoire, je ne me souviens pas d’avoir pu observer des relations aussi exécrables entre le gouvernement et les associations humanitaires même quand Nicolas Sarkozy était ministre. De nombreuses associations reconnues par toutes et tous (Secours catholique, Ligue des droits de l’homme, Emmaüs…) viennent d’ailleurs d’adresser un courrier à Éric Besson pour dénoncer ce climat. Je dois dire que je comprends bien leur sentiment et leur inquiétude. J’ai dénoncé les descentes de police dans les communautés Emmaüs et les interpellations de bénévoles à qui l’on reproche leur solidarité vis-à-vis des étrangers sans papiers. Maintenant le gouvernement fait la guerre aux associations qui dénoncent sa politique vis-à-vis des étrangers bien qu’elles mènent leurs missions avec professionnalisme. La mission fondamentale d’informer et d’assister les étrangers détenus dans les centres de rétention était assumée jusqu’aujourd’hui par la Cimade, qui a oser critiquer la politique du gouvernement en matière d’immigration. Depuis quelques semaines une bataille juridique sans précédent oppose ces associations humanitaires au ministre de l’identité nationale.

La justice avait demandé à Eric Besson d’attendre sa décision prévue pour mercredi avant de signer le marché organisant l’assistance aux étrangers placés en rétention. Peu lui importe, le ministre a signé ce contrat sans attendre que la justice se prononce.

Au delà de la simple question de ce marché et des méthodes employées par le gouvernement ; je crois qu’il s’agît, et nous en avons désormais la preuve, de faire taire les associations comme la Cimade, le Gisti et d’autres qui osent critiquer les conditions inadmissibles de rétention des étrangers en France et plus globalement la politique menée à l’égard des étrangers.

Je ne peux qu’exprimer ici mon soutien le plus total à ces organisations qui de par leur indépendance, leur courage et leur sérieux n’hésitent pas à contester un ministère dont les pratiques sont indignes de la patrie des droits de l’homme tant sur le fond que sur la forme.

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