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A propos du Grand Paris…

« Avant de se projeter à trente ans, encore faut-il que la politique de Monsieur Sarkozy apporte des résultats maintenant. »

Le président de la République a prononcé aujourd’hui son discours sur le Grand Paris. Cette intervention m’inspire plusieurs remarques.

D’abord, je me réjouis des éloges adressés par Monsieur Sarkozy aux collectivités locales. Ce soutien ne manque pas de saveur lorsque l’on sait que le président de la République n’a cessé, ces derniers mois, de nous expliquer qu’elles sont inutiles et trop couteuses. Je me félicite en particulier du soutien sans réserve du président de la République au plan de mobilisation pour les transports porté par Jean-Paul Huchon, président de la Région Ile-de-France, balayant par-là même les critiques injustifiées de la droite régionale.

D’autre part, en ce qui concerne les propositions de Christian Blanc, je dis « Chiche ». J’ai su être sévère à l’égard des conclusions de la commission Balladur ; j’ai l’honnêteté de reconnaitre aujourd’hui que ce projet de Grand Paris est séduisant. Il permet aux collectivités locales de travailler au rattrapage du retard accumulé par l’Etat ces dernières décennies en matière de transports, et dans le même temps il se projette dans les vingt années qui viennent et facilite le développement économique de l’Ile-de-France. Cette double conscience de l’urgence et de l’avenir est gage de réussite.

En revanche, je souligne que l’Etat aura à trouver 35 milliards d’euros pour donner vie à ce discours. Monsieur Sarkozy est resté très flou en matière de financement, évoquant du bout des lèvres des partenariats public-privé, et comptant sur la valorisation foncière pour financer ce projet. Je me garderai donc de tout satisfecit tant que je n’aurai pas de garanties financières de la part de l’Etat. En tous les cas, les collectivités locales, elles, sont prêtes à prendre leurs responsabilités.

Enfin, les propositions qui sont faites sont à horizon très lointain. Cette projection dans l’avenir est indispensable, mais on ne peut pas promettre le paradis dans vingt ans à des Franciliens qui se demandent ce qu’ils vont devenir dans vingt jours. C’est pourquoi je demeure dans l’attente de propositions de court terme notamment en ce qui concerne le logement et le partage des richesses entre territoires riches et territoires pauvres.

Sans cela, ce discours ne serait que celui d’un « marchand de rêves » dans une période où les Français ont besoin d’actes concrets et urgents.

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