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RSA: Des moyens pour la Seine-Saint-Denis !

Le Revenu de Solidarité Active (RSA) doit entrer en vigueur le 1er juin prochain. La fermeture récente des accueils de la CAF de Seine-Saint-Denis durant 15 jours a fait la démonstration de la saturation de ce service public, ce qui laisse planer de lourdes inquiétudes sur l’accueil de nouveaux allocataires dans les semaines à venir.

Dès le début de l’année, la CNAF avait alerté les pouvoirs publics sur l’insuffisance des moyens humains présents dans les caisses départementales pour faire face à l’afflux de nouveaux bénéficiaires du RSA. De mon côté, j’avais déjà eu l’occasion de tirer la sonnette d’alarme, en dénonçant cette situation inacceptable pour la Seine-Saint-Denis, un département dont les habitants ont besoin plus qu’ailleurs d’un suivi individualisé et de proximité. En effet, 56% des séquano-dionysiens bénéficient de prestations familiales (44% au niveau national), dont 44% vivent en-dessous du seuil de pauvreté et 21% n’ont que les prestations pour vivre. Les postes supplémentaires mis pour l’instant à disposition de la Caf départementale ne sont manifestement pas à la hauteur des besoins.

Dans ce contexte, la venue de Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités Actives dans notre département ne doit pas uniquement être l’occasion d’une énième visite touristique pour un membre du gouvernement. Elle doit concrètement déboucher sur une prise en compte des particularités de la Seine-Saint-Denis. C’est pourquoi je demande que face à l’afflux de 60 000 nouveaux allocataires du RSA, la Seine-Saint-Denis et ses communes soient dotées d’une enveloppe exceptionnelle de 420 000€ pour les accueillir dans les meilleures conditions possibles.

Au-delà de l’intervention de la CAF et dans une perspective de long terme, j’entends également alerter les pouvoirs publics sur la situation de Pôle Emploi (PE), impliqué dans le retour à l’emploi des allocataires du RSA. Alors qu’à Paris un conseiller PE suit 50 demandeurs, dans notre département, il doit en suivre plus de 200. Au nom de l’équité territoriale, je demande que soit mis fin à cette inégalité scandaleuse.

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