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Universités: le gouvernement prend enseignants et étudiants en otage

A quelques heures de la rentrée universitaire en Ile-de-France, une partie importante des universités est toujours en situation de blocage après 12 semaines d’un conflit témoin d’un malaise inédit depuis plusieurs décennies.

En annonçant que les dates d’examens seraient « retardées de quelques mois » après la tenue de « cours de rattrapage », le Premier ministre François Fillon confirme que le gouvernement ne souhaite toujours pas trouver une issue au conflit.

Cette annonce révèle toute l’insincérité du gouvernement sur la question de l’autonomie des universités : les dates d’examen sont légalement décidées par les établissements, les conseils centraux d’université devant se réunir pour décider des modalités et des dates de sessions à partir des rapports établis par les directeurs d’Unités de Formation et de Recherche (UFR).

Suivant les établissements, six à sept semaines de cours peuvent être encore dispensées, permettant l’organisation de sessions d’examens quasi normales. Rien ne serait pire pour les futurs diplômés, en particulier ceux issus des quartiers populaires, que l’organisation de sessions spéciales, de fait dévaluées, alors qu’en avril seulement 38% des jeunes diplômes avaient un travail, contre 60% en avril 2008.

La politique inconséquente de pourrissement menée par la ministre de l’enseignement supérieure Valérie Pécresse, visiblement plus occupée par sa campagne pour les régionales que par l’avenir des jeunes de son pays, doit cesser.

J’attends du Gouvernement qu’il fasse preuve de responsabilité et de compétence en entamant une vraie concertation avec les organisations syndicales et les coordinations après avoir remis à plat ses projets de réformes de l’autonomie des universités, du statut des enseignants-chercheurs et de la formation des enseignants.

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