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Livret A, ça continue…

Il y a un peu plus de huit mois, je faisais part sur ce blog de mon opposition à la banalisation des livrets A et bleu décidée par le Gouvernement. La banalisation de ce produit bancaire très spécifique représentait à mon sens un véritable danger pour, entre autres, l’épargne populaire.

La réforme à peine entrée en vigueur, le Gouvernement annonçait une baisse du taux d’intérêt de 4% à 2,5% pour 1er février.

Les intérêts versés sur les comptes sur livret à la fin de chaque année sont pourtant loin d’être négligeables pour beaucoup de Français, même lorsqu’ils ne sont que de quelques dizaines d’euros.

Cette fois, la ministre l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi Christine Lagarde annonce une baisse du taux d’intérêt à 1,75% pour le 1er mai prochain : ce sera le plus bas taux d’intérêt du livret A depuis sa création il y a presque 200 ans !

Une fois encore, le Gouvernement s’abrite derrière les recommandations de la Banque de France pour justifier cette décision. Il omet de dire que c’est aussi une conséquence directe de la banalisation qu’il a tant vantée ces derniers mois.

En temps de crise économique, le Gouvernement ne souhaite pas que le livret devienne à nouveau une valeur refuge pour les petits épargnants. Ce choix est en effet encouragé par la multiplication des banques habilitées à le proposer et par l’abondante publicité en ce sens qui envahit nos écrans de télévision ces derniers mois.

Beaucoup de Français souffrent pourtant depuis des années de la régression de leur pouvoir d’achat alors que l’économie était florissante.

Alors que les effets de la crise économique sont maintenant dévastateurs, Nicolas Sarkozy persiste dans une politique tout empreinte d’idéologie : après avoir refusé de renoncer au bouclier fiscal, annoncé un relèvement du plafond de défiscalisation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) il y a quelques jours, il prive désormais classes populaires et moyennes d’un des rares outils d’amélioration de leur quotidien.

Je considère que cette décision à contre emploi est choquante politiquement parce qu’injuste socialement et économiquement inefficace.

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