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Outre-mer : il est toujours urgent de trouver une issue à la crise

La crise que connaissent actuellement les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion me semble d’une exceptionnelle gravité sociale et politique.

Le Gouvernement est tétanisé depuis plusieurs semaines par ses cafouillages successifs. Une issue doit être trouvée car la crise a déjà dégénéré, entraînant le meurtre d’un syndicaliste guadeloupéen.

Je crains que les mesures annoncées aujourd’hui par le Président de la République ne prennent pas suffisamment en compte l’urgence de la situation et laissent les ultramarins dans l’expectative. Les « Etats généraux » annoncés ne trouveront pas d’aboutissement avant juin au moins. La prime pour les bas salaires dépend une fois encore du bon vouloir du patronat de chaque branche et n’est pas à la hauteur des attentes. Les moyens financiers supplémentaires débloqués sont en partie de simples redéploiements, notamment du Revenu de Solidarité Active, le reste n’étant pas même précisément affecté. La question du chômage est éludée.

L’arrivée prochaine au Parlement d’un « projet de loi de développement économique de l’outre-mer » (LODEOM) me semble l’occasion immédiate d’apporter un certain nombre de réponses à la crise. Nicolas SARKOZY et son Premier ministre n’ont visiblement pas voulu la saisir totalement.

L’outre-mer ne peut plus être la périphérie ignorée, mal connue, de la République. Un certain nombre de mesures de ce texte proposé par le Gouvernement doivent être profondément revues pour prendre en compte de manière spécifique les nouvelles réalités ultramarines qui sautent enfin aux yeux de tous.

Les populations se posent en effet des questions fondamentales qui méritent plus qu’un débat politique classique entre la majorité et l’opposition : la cherté anormale de la vie, l’absence de contrôle des prix des produits de première nécessité, l’augmentation du prix des carburants, le coût exorbitant des loyers et du foncier, des services comme l’eau ou l’électricité, le bas niveau des salaires dans le secteur privé, le taux de chômage qui est le plus élevé de toutes les régions de l’Union européenne.

Je suis convaincu que des réponses structurelles – et pas seulement conjoncturelles – peuvent être apportées à long terme pour soutenir l’activité, le pouvoir d’achat, l’emploi et le logement dans ces départements qui subissent des conséquences de la crise économique plus dures encore que la métropole.

Je fais donc la proposition que l’examen prochain de la LODEOM soit l’occasion d’un grand débat national permettant de montrer que la France tout entière aime l’outre-mer et qu’elle lui donne le signal de l’espoir.

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