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Mineurs isolés étrangers: Bartolone dénonce un "désengagement de l'Etat"

BOBIGNY, 17 déc 2008 (AFP) – Le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), a dénoncé mercredi dans un communiqué un « nouveau désengagement de l’Etat » à propos du financement du centre d’accueil des mineurs isolés étrangers de Taverny (Val-d’oise).

Financé depuis son ouverture en septembre 2002 sur des crédits publics d’hébergement d’urgence, le Lieu d’accueil et d’orientation (LAO) de Taverny est un centre temporaire de 30 places géré par la Croix-rouge française accueillant des mineurs étrangers arrivés à l’aéroport de Roissy.

L’Etat a prévenu début novembre qu’il ne financerait plus les frais d’hébergement, soit la majeure partie des 1,5 millions d’euros annuels nécessaires au fonctionnement du LAO, selon le département.

Sollicité lundi par l’AFP, le ministère compétent n’avait pas répondu mercredi. Dans un récent courrier, dont l’AFP a eu connaissance, le président de la Croix-rouge Jean-François Mattei menace de se retirer de Taverny début 2009 car son association « n’a ni la vocation ni les moyens de supporter le défaut de financement des pouvoirs publics pour une mission qui est la leur », écrit-il.

« La Croix-rouge a le choix entre fermer cette structure ou se tourner vers le Conseil général pour compenser le désengagement de l’Etat », le département « ne peut continuer à porter seul un problème de nature nationale, voire internationale », c’est « inacceptable », s’indigne M. Bartolone.

Si Roissy est à cheval sur trois départements, la Seine-Saint-Denis est territorialement compétente.

Alors que ses foyers d’aide sociale sont sous pression, le département réclame depuis plusieurs années un dispositif national d’accueil des mineurs isolés. L’ouverture du LAO, « relais indispensable au Conseil général de Seine-Saint-Denis », répondait partiellement à cette demande.

La loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance a précisé que la prise en charge de ces mineurs relève des services de protection de l’enfance des départements. Mais, fait-on remarquer au Conseil général, le décret fixant les compensations de transferts de charge n’a pas été publié.

Sur les neuf premiers mois de 2008, 111 mineurs arrivés à Roissy sont passés au LAO tandis que 296 autres étaient pris en charge directement par les services sociaux départementaux (sur dix mois).

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