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Martine Aubry « comme chez elle » dans le 9-3

265169_aubry_150x113.jpgArticle paru dans Le Parisien du 04.10.2008

« On voit bien qu’il y a une attente », lance le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, tout sourire.

« On a monté ce rendez-vous en deux jours et regardez ce monde. Martine est chez nous comme chez elle. » Le restaurant d’insertion le Relais, à Pantin, était effectivement bondé, hier en fin de matinée, pour accueillir Martine Aubry, la maire de Lille, désormais en campagne pour prendre la tête du Parti socialiste lors du congrès de Reims, qui aura lieu du 14 au 16 novembre.

«La seule capable de porter un PS fier de ses valeurs »

Avec près de 200 élus socialistes de toute l’Ile-de-France, ce qui était annoncé comme une réunion de travail a pris des allures de meeting de soutien. Avec en première ligne ­ en l’absence du président du conseil régional, Jean-Paul Huchon, attendu mais finalement excusé ­, le maire de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), Pascal Buchet, le maire de Créteil (Val-de-Marne), Laurent Cathala, le nouveau maire de Poissy (Yvelines), Frederik Bernard, et plusieurs adjoints parisiens de Bertrand Delanoë, dont Pascale Boistard et la maire du XX e arrondissement, Frédérique Calandra.

Dans la salle, la Seine-Saint-Denis était représentée en force. Parmi ces « reconstructeurs » autoproclamés du PS, une majorité de fabiusiens ­ Claude Bartolone, mais aussi le député Daniel Goldberg, les maires de Pantin, d’Aulnay, de Pierrefitte et des Lilas, le vice-président du conseil régional et conseiller général Serge Méry, le conseiller général Stéphane Troussel ­ mais aussi des strauss-kahniens, tel Christophe Borgel, adjoint au maire de Villepinte, et d’anciens « royalistes », comme le maire de Bondy, Gilbert Roger.

Martine Aubry s’est enthousiasmée de la jeunesse et de la diversité des élus qui ont pris la parole, Daniel Goldberg a vanté « une gauche fière d’elle-même et décomplexée » et « les nouveaux visages du PS ». Dont celui de Romain Colas, jeune (28 ans !) maire de Boussy-Saint-Antoine (Essonne), « heureux » de voir que, « au-delà des querelles du passé, des socialistes peuvent travailler ensemble ». Pour Kawthar Ben Khelil, fraîchement élue à Pantin, « il faut changer nos logiciels des années 1980 ».

Venus de Sevran, Choisy-le-Roi ou Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), de Clichy-sous-Bois ou Bagneux (Hauts-de-Seine), tous ces élus réclament une « vraie politique de gauche », faisant de l’éducation une priorité absolue, remettant la carte scolaire au goût du jour, demandant de vrais moyens pour les quartiers, les services publics et la police de proximité. Ils disent avoir trouvé en Martine Aubry « la seule responsable capable de porter un PS fier de ses valeurs et ancré dans son temps ». Sur les questions de logement, Daniel Goldberg a émis, pendant la discussion, l’idée de lancer « un appel de Pantin ».

Pour le Parisien, Eric Bureau

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