Your message has been sent, you will be contacted soon
Site de Claude Bartolone

Call Me Now!

Fermer

Le Point : "Parti socialiste : Bartolone s'émancipe"

bartolone-300x130.jpgAu lendemain de la défaite présidentielle, il y a un an, Claude Bartolone est allé voir son ami Laurent Fabius pour lui proposer un pacte : « A toi de devenir le candidat politique d’alternative à Ségolène Royal, à moi de préparer le terrain pour qu’un tel candidat puisse s’imposer. » Traduction : moi, Barto, le porte-flingue de Fafa, je prends mon indépendance. Celui qui, depuis, est devenu président du conseil général de Seine-Saint-Denis a expliqué affectueusement à l’ancien Premier ministre que c’était leur intérêt à tous deux. « Cela ne servirait à rien que je continue à être ton bras droit. Ça va me plomber et cela ne t’apporterait rien. Laisse-moi faire et, toi, fais de la politique, de la grande. » Fabius s’est dit d’accord pour le deal. La stratégie se déroule comme prévu. Le député de Seine-Maritime avance des pions sur le fond, écouté par le parti, même s’il n’en est toujours pas aimé. Son espoir : incarner à terme le candidat de sérieux qu’attendraient les Français après l’aventure Sarkozy. S’il y parvient, peu importe alors sa cote au PS : il est persuadé qu’il serait désigné par un vote de raison. On n’y est pas. En attendant cette hypothétique bonne nouvelle, Bartolone s’emploie à faire vivre le groupe des reconstructeurs, où il côtoie ses anciens ennemis strauss-kahniens et pousse Martine Aubry à s’engager. L’idée est de devenir assez fort pour empêcher Ségolène Royal d’être élue premier secrétaire. Officiellement, il s’agit de réfléchir au fond-le texte fondateur de ce drôle de club doit être dévoilé le 1er juin lors d’une réunion solennelle-, mais chacun sait bien que l’objectif principal est ailleurs. Dans la tête de Jean-Christophe Cambadélis : ménager un retour possible à DSK. Dans celle de Barto : laisser sa chance à Fabius. Eviter donc qu’un présidentiable ne s’installe dès cette année Rue de Solferino. « Nous irons jusqu’au bout, jusqu’au congrès », assure Barto l’indépendant.

Sylvie Pierre-Brossolette

Étiquettes: