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C. Bartolone dans Le Parisien : « Je veux en finir avec la mauvaise image du 9-3 »

Les quarante élus de l’assemblée départementale, renouvelée par moitié lors des élections cantonales, se réunissent ce matin à 10 heures à Bobigny pour élire leurs président et vice-présidents. Pour la première fois depuis la création de la Seine-Saint-Denis, c’est un socialiste, Claude Bartolone, qui prendra les commandes du conseil général. Nous l’avons rencontré hier après-midi au Pré-Saint-Gervais.

Comment se sont passées les négociations avec les communistes en vue de la séance de ce matin ?

Claude Bartolone. Les deux groupes, qui se sont rencontrés mardi soir, se retrouvent ce soir (NDLR, hier soir) pour arriver à un accord sur l’équilibre entre les postes de vice-présidents. En tenant compte du nombre de conseillers généraux (NDLR : 17 pour le PS, 13 pour le PC) , on arrive à 7 vice-présidents pour le PS et 5 pour le PC. Ce que je souhaite, c’est que les vice-présidents PC se sentent considérés dans leur délégation. Nous leur démontrerons qu’ils ont toute leur place.

La campagne a pourtant laissé des traces ?

Les choses ont été plus faciles pour les cantonales que pour les municipales. La règle du désistement républicain a été respectée par tous. Cette élection est moins liée aux passions que dans les villes où les relations entre les socialistes et les communistes ont été difficiles, comme à Aubervilliers, La Courneuve ou Bagnolet par exemple.

Marie-George Buffet refuse de voir dans la perte de la Seine-Saint-Denis un symbole. Que représente pour vous cette victoire, un symbole ? une reconnaissance ?

Cette victoire n’est pas un coup de tonnerre, c’est le résultat d’une implantation. Au cours des trente dernières années, nous n’avons cessé de faire progresser nos idées sur la question de la mixité sociale, du développement économique, de l’environnement. Ce département a beaucoup changé et ses habitants sont aujourd’hui beaucoup plus sensibles à ce que nous proposons.

Comment avez-vous préparé votre accession à la présidence ?

J’y travaille depuis le soir du premier tour. J’ai contacté chacun des conseillers généraux socialistes pour connaître leurs préférences, les domaines dans lesquels ils souhaitaient s’investir. J’ai fait de même avec les communistes. J’ai également contacté Mathieu Hanotin (NDLR : qui a remporté l’un des deux cantons ravis au PC, contribuant au basculement du conseil général) pour que le plus jeune des conseillers généraux (29 ans) puisse exercer une responsabilité dès le premier mandat. Si l’assemblée l’accepte, il sera vice-président.

Quelles sont les premières décisions que vous prendrez en tant que président ?

Je veux m’attaquer au mode de garde du petit enfant en augmentant le nombre de places en crèche, notamment en misant sur le multiaccueil. En termes de places proposées par enfant, nous sommes passés derrière les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne. Il faut reprendre la première position. Dans un autre registre, un vice-président sera chargé de la coopération intercommunale et de la question de la métropole parisienne afin de faire entendre notre voix dans le débat sur le Grand Paris.

Vous avez beaucoup insisté pendant votre campagne sur la nécessité de « faire entrer la Seine-Saint-Denis dans le XXI e siècle ». Comment comptez-vous y parvenir ?

Je voudrais qu’on réussisse à réconcilier la Seine-Saint-Denis avec son nom, car de la manière dont désigne un lieu découle la façon dont on le considère. Je veux en finir avec le 9-3 qui participe à l’installation d’une mauvaise image de marque. Cela passe par des réalisations : réorienter le navire conseil général sur la petite enfance, le collège, la politique de la ville, la politique économique.

Cela passe-t-il aussi par des campagnes de communication ?

Les déboires de Nicolas Sarkozy le montrent : ce n’est pas par la communication que l’on peut aider la population à espérer de nouveau.

Certaines associations aidées par le conseil général craignent pour leur avenir. Pouvez-vous les rassurer ?

Pour toutes les grandes associations comme sur tous les grands secteurs d’intervention du conseil général, il faudra évaluer le travail réalisé et les résultats obtenus. Pour les secteurs où, pour chaque euro dépensé, on obtient le résultat escompté, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir.

Propos recueillis par Julien Duffé

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