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20 minutes : Le PS prend en douceur les rênes du Conseil général de Seine-Saint-Denis

Le socialiste Claude Bartolone a ravi en douceur jeudi au PCF la présidence de la Seine-Saint-Denis, mettant fin à 40 ans de direction communiste dans ce département symbole de ce qui fut la « banlieue rouge »

« Du passé je ne ferai pas table rase », a promis dans son premier discours le nouveau président du Conseil général. Ce proche de Laurent Fabius, député du département depuis 1981, ancien ministre délégué chargé de la ville entre 1998 et 2002, a rendu « hommage » à la « ferveur » de ses quatre prédécesseurs PCF.

Les élus communistes, qui ont obtenu cinq postes de vice-présidents sur douze, ont renoncé à un dernier baroud d’honneur et n’ont pas présenté de candidat pour la succession du sortant PCF Hervé Bramy.

M. Bartolone, 56 ans, a donc été élu dès le premier tour en faisant le plein des 30 voix de gauche (17 pour le groupe PS et Gauche citoyenne, 13 pour le groupe Communiste et citoyen pour une alternative à gauche) sur 40. Socialistes et communistes ont applaudi debout ensemble cette élection. Un seul élu PCF ne s’est pas levé: Jean-Jacques Karman, du canton d’Aubervilliers, une ville arrachée dimanche soir par le PS au PCF après un combat fratricide à gauche.

« Les délégations obtenues par le PCF (Insertion et développement social, sport et jeunesse, environnement, autonomie des personnes, services urbains et nouvelles technologies, ndlr), nous satisfont », a déclaré à l’AFP M. Bramy, soulignant que cette répartition « tient compte du rapport des forces. Les communistes sont toujours une force qui compte ».

« On n’est pas mauvais perdants, on est des conquérants », a ajouté l’ex-président, en évoquant déjà le prochain renouvellement, en 2011, « où il y aura plus de cantons socialistes renouvelables que de cantons PCF », dont certains « gagnables » selon lui.

En 2008, le risque était du côté du PCF, qui a vu 11 de ses 15 sièges remis en jeu et s’en est fait enlever deux par le PS.

Depuis 2004, les deux forces étaient à égalité de sièges et de vice-présidences (six). « Au sein de la gauche, les électeurs ont souhaité établir de nouveaux équilibres », a souligné M. Bartolone.

Avec énergie, tout sourire, il a déroulé les grands axes de la politique qu’il souhaite mener pour « réussir et vivre ensemble », en matière de mixité sociale, petite enfance, développement économique, environnement, lutte contre l’échec scolaire et les discriminations.

Pour améliorer l’image du département, il a demandé aux élus de réfléchir à la création de vitrines culturelles, comme « une grande école de mode et de design international » ou « un grand centre d’art contemporain ».

Il a par ailleurs indiqué qu’il allait lancer « une évaluation des politiques menées afin que chaque euro dépensé soit un euro utile » et fait de la lutte contre les discrimination « la grande cause départementale ».

Rappelant qu’il est « un enfant de la Seine-Saint-Denis », il a souhaité « rendre » à ce département qui « (lui) a tant donné », assurant ne pas être venu chercher « un galon supplémentaire ».

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